08.01.2019

Charlotte alias Lalottes

Paroles de Jolly Mama

On ne présente plus la pétillante Charlotte, alias Lalottes, super mom à la tête d’une famille de 4 enfants, bientôt 5, et aussi infirmière aux urgences dans sa vie pro.

C’est un petit rayon de soleil sur Instagram qu’on adore suivre chez Jolly Mama, pour sa fraicheur et sa spontanéité (elle nous montre sa vie telle qu’elle est, sans chichi, avec ses corbeilles de linge et les jouets qui inondent le salon), ses danses qui nous ont convaincues de nous (re)mettre au portage, ses photos de famille du dimanche, et bien sûr ses exploits en tout genre (gérer vie de famille, vie pro et vie de femme ou faire des boutures d’ananas ou d’avocat #ananaschallenge). Et surtout, on aime sa bienveillance, sa façon de parler d’allaitement en employant toujours les mots justes, en étant dans le soutien et dans l’écoute.

Bref, une maman parfaite imparfaite qu’on adore et qui nous inspire…

Est-ce que tu pourrais te décrire en quelques mots ?

Je m’appelle Charlotte, j’ai 38 ans. Je suis devenue maman à 30 ans, mais depuis je ne me suis jamais arrêtée :). Je suis aussi infirmière à plein temps, mariée depuis 10 ans. Je suis à la tête de ce qu’on peut appeler une famille nombreuse de 4 enfants, et j’attends un 5ème dans quelques mois. Cette dernière grossesse était un heureux hasard, on pensait notre famille complète avec Jannah, notre dernière, et puis c’est arrivé, un peu comme une jolie surprise, une cerise sur le gâteau.

Comment as-tu vécu l’arrivée du deuxième?

Mon aînée avait 7 mois quand je suis tombée enceinte. Maintenant avec le recul, je me demande comment j’ai pu faire pour enchaîner avec un deuxième enfant tout de suite… Je ne me rendais absolument pas compte de la charge de travail que cela représentait.

L’organisation change évidemment, mais j’ai trouvé la deuxième beaucoup plus apaisante. Quand j’ai eu ma deuxième, je me suis dit mais “comment j’ai pu me sentir dépassée avec un seul bébé !”. Bien sûr , je n’ai pas eu la chance de ne pas avoir un bébé RGO (reflux), avec des coliques…

Pour ma première, le premier mois, je n’arrivais pas à lui donner le bain, c’est son papa qui le lui donnait. Elle pleurait, j’avais peur de lui faire mal, ce n’était pas quelque chose d’agréable. Avec ma deuxième, le bain était toujours un plaisir, un moment de détente.

Tu as l’impression d’apprendre avec chaque enfant. Tu penses que tu sais, mais tu découvres d’autres choses… J’ai découvert qu’avec un, tu n’as pas vraiment à te sentir dépassée, mais ça je pense qu’il faut en avoir un deuxième pour s’en rendre compte (rire). Et ainsi suite.. Avec le troisième, tu te dis “mais comment j’ai pu être dépassée avec 2… 🙂

Tu attends ton 5ème. As-tu toujours voulu être à la tête d’une famille nombreuse ?

Cela dépend de ce que l’on appelle une famille nombreuse. Dans l’idéal je me voyais avec 3 enfants. Ça me semblait un bon nombre, car on était 3 enfants aussi dans ma famille…Pour la quatrième, Jannah, on s’est dit avec mon mari “tiens allez, pourquoi pas”. Puis le cinquième est arrivé, par hasard, mais bon comme on dit il n’y a jamais de hasard…

Je me suis toujours sentie et vue maman. Je savais que c’était plus au moins mon destin. Je n’ai jamais voulu un enfant unique ou même deux, car je voulais offrir une “fratrie” aussi à mes enfants. J’imagine déjà  les grandes tablées durant les fêtes, quand ils viendront avec leurs conjoints, leurs enfants…J’ai envie de les voir grandir, devenir adulte, et devenir à leur tour parents.

Des conseils pour tout gérer, entre tes enfants, ton travail d’infirmière à plein temps et ta vie de femme ?

Je pense que finalement j’essaye de ne pas me poser mille et une questions…et c’est peut-être ce qui me sauve. Je marche beaucoup au feeling, je ne suis pas quelqu’un qu’on peut appeler “organisée”, je n’ai pas de planning (à part bien sûr dans mon travail!). Par exemple aujourd’hui, je n’ai pas fait ma machine, alors que ma panière à linge déborde, mais Jannah voulait jouer, donc j’ai joué. Je ne m’impose pas de rigueur, tant pis si la maison n’est pas parfaite!

 

Raconte-nous tes 4 allaitements. Qu’est ce qui a changé pour l’allaitement de Jannah ?

Ce qui a changé dans l’allaitement de Jannah par rapport aux autres, c’est la confiance en moi, et une détermination qui s’est accrue après trois échecs précédents.

Pour ma première fille, je ne m’étais absolument pas renseignée sur l’allaitement. C’était pour moi quelque chose de naturel: tu as des seins, tu accouches, tu as du lait. Alors quand j’ai vu que ça commençait à faire mal, je l’ai très mal vécu. En plus de la douleur, tu rajoutes les visites quotidiennes, la fatigue, la difficulté d’allaiter devant les gens…. J’ai commencé l’allaitement mixte dès la maternité. Comme ça dès que j’avais des visites je pouvais lui donner un biberon.

Et puis elle avait un petit poids de naissance. Je ne me rendais pas compte des quantités qu’elle prenait. Du coup tirer mon lait et pouvoir lui donner au biberon me rassurait. Au fur et à mesure, j’ai arrêté de tirer mon lait, et je lui ai donné du lait infantile. À l’époque, je ne l’ai pas vécu comme un échec, car je me disais que j’avais réalisé mon travail de maman : j’avais donné les première tétées,  je l’avais allaité 2 mois, plus ou moins “ce que l’on attendait de moi”.

Pour ma deuxième fille, j’ai  vraiment eu envie de l’allaiter plus longtemps. Je n’avais toujours pas fait de vraies recherches, mais je m’étais préparée à passer ce cap de la douleur que j’avais ressentie la première fois. Malheureusement 15 jours après sa naissance, elle a eu des soucis de santé. Elle ne prenait pas de poids. J’ai mis ça sur le compte de l’allaitement, donc je suis passée à l’allaitement mixte. La sage femme disait qu’elle ne prenait toujours pas de poids, j’ai donc décidé de ne la nourrir qu’avec du lait infantile, en pensant que mon lait n’était pas bon, ou que je ne savais pas la nourrir. En fait, pas du tout, elle faisait une pyélonéphrite, et a dû être hospitalisée pendant une semaine. Et là pour le coup, j’ai vécu cette fin d’allaitement comme un échec, parce-que je me suis dit que j’avais arrêté alors  que je n’aurais pas dû…

Pour mon fils, mon troisième, j’étais vraiment déterminée, je me suis dis : “cette fois je vais tout donner, je l’allaiterai, je l’allaiterai”. Et puis l’accouchement fut vraiment difficile, avec des suites de couches très douloureuses. Je n’ai pas pu le porter le premier mois, je ne pouvais pas m’asseoir, je me suis sentie vraiment contrainte par la douleur physique. J’ai dû l’allaiter un mois mais pas plus, je ne pouvais pas dépasser cette douleur.

Alors quand je suis tombée enceinte de Jannah, je me suis dit que c’était quelque part ma dernière chance de me prouver que je pouvais allaiter, et je voulais tellement l’allaiter. Je pense que rien n’aurait pu m’arrêter, même pas la douleur. Et finalement tout s’est bien passé, je n’ai pas eu l’impression d’avoir des obstacles. Est-ce parce que j’avais du “mental”, je ne sais pas… Bien sûr j’ai eu un peu mal au début avec les contractions, mais je n’ai  jamais eu de crevasses, ni de soucis ou d’infection… C’est un allaitement qui s’est déroulé sans heurt, tout simplement. Et puis une fois que c’était parti, je n’ai pas lâché, jusqu’au sevrage à ses 22 mois.

Quel est ton meilleur souvenir autour de l’allaitement ?

En fait, il n’y a pas un jour particulier, mais je me souviens bien du début de l’allaitement. Le soir, les grands étaient gérés par le papa, et j’étais dans mon lit avec mon bébé, et c’était vraiment un moment à nous, où le temps s’arrête. Elle et moi, et c’est tout.

Comment as-tu vécu ta reprise du travail à ses 11 mois? As-tu des conseils pour concilier reprise du travail et allaitement?

Je partais aussi un peu en “freestyle”. On me posait des questions sur comment j’allais faire, et je disais “je ne sais pas, on verra bien”. Je me suis dit, si ça doit s’arrêter, ça s’arrêtera. Je ne suis pas partie sur un déchirement, j’étais prête à reprendre le travail, j’en avais envie. Elle avait 11 mois, la diversification alimentaire avait été réalisée, et du coup je n’ai pas eu l’appréhension de savoir si elle allait pouvoir manger en mon absence.

J’ai pris un tire-lait au départ, sachant que je ne savais pas si j’aurais le temps de tirer mon lait. Et en fait ça ne m’a pas pris beaucoup de temps. C’était plus pour éviter les engorgements que faire des stocks, et au bout de deux semaines, j’ai espacé de plus en plus les tirages, et puis à un moment donné je n’ai même plus eu besoin de le faire. Jannah tétait quand j’étais à la maison, la nuit (pendant longtemps), le matin, le soir, quand j’étais à la maison durant mes jours de repos. Rien n’a vraiment changé avec la reprise du coup, cela ne nous a pas vraiment perturbées…

Comment s’est fait le sevrage de Jannah? Comment as tu vécu la fin de votre allaitement à près de 22 mois?

Je l’ai allaitée jusqu’à ses 22 mois. Nous étions  prêtes toutes les deux. Elle prenait le sein, mais deux secondes après elle tournait la tête. L’allaitement n’avait plus tellement d’intérêt, ni pour elle ni pour moi. Il n’y avait même plus tellement l’aspect câlin, c’était plus devenu une habitude…

Du coup un jour je lui ai proposé de l’eau, et elle ne m’a pas réclamé le sein de la journée, ni cette nuit-là, comme si elle attendait qu’on en parle et qu’on se mette d’accord toute les deux.

As-tu adapté ton alimentation pendant l’allaitement et notamment pour soutenir ta production de lait (tisane, aliments galactogènes…) ? Quels ingrédients connais-tu comme étant galactogènes ?

J’ai toujours pris des tisanes pour tous mes enfants, j’adore les tisanes Weleda au fenouil. Je sais que ca peut paraitre bizarre, car beaucoup de mamans n’aiment pas du tout le fenouil, mais moi j’adore. Et puis pour Jannah, j’ai aussi pris des amandes.

Sinon, je mangeais normalement. Jannah était allergique aux protéines de vache, mais supportait bien mon lait donc je n’ai même pas fait d’éviction (nb: supprimer les laitages de mon alimentation). Heureusement car je suis très fromage et yaourt! C’est seulement lorsqu’elle a commencé à manger/boire  directement du lait de vache qu’elle a été allergique. Et puis cette allergie s’est réglée toute seule . Un jour elle a pris un yaourt sans que je ne le vois, et elle n’a plus eu de problèmes.

 

Aurais-tu aimé utiliser les snacks Jolly Mama lors de ton dernier allaitement?

Franchement oui, j’aurais adoré! J’ai eu des grosses fringales surtout les trois premiers mois de mon allaitement. Il fallait que je boive et que je mange constamment. Quand j’avais faim, je mangeais ce que j’avais sous la main, et ce dont j’avais envie.  Si j’avais trouvé une alimentation adéquate pour cela, j’en aurais fait mon encas d’allaitement.

 

Comment se préparer au mieux à l’allaitement ? Quels conseils donnerais-tu aux futures mamans qui souhaitent se lancer dans l’aventure de l’allaitement ou qui ont connu un premier allaitement difficile ?

Se faire confiance, mais c’est parfois difficile.

Se renseigner aussi. C’est aussi pour cela que je suis venue sur les réseaux au départ : pour partager avec des mamans allaitantes. Ne pas forcément écouter les conseils bienveillants mais parfois obsolètes de sa mère ou belle-mère 🙂

S’écouter soi-même. Même si on n’a pas d’expérience de maman, on a un certain instinct, qui se construit, s’affine, et se renforce au fur et à mesure de la maternité.

Arrêter de douter de soi. Si on a des doutes,  des questions, il ne faut pas hésiter à aller voir des professionnels qui sont là pour nous aider.

Merci Charlotte !

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