18.08.2020

Rencontre avec Nathalie Honol

Paroles de Jolly Mama

Peux-tu te présenter en quelques mots ? (toi, ta famille)

Je m’appelle Nathalie, j’ai 30 ans et je suis en couple depuis 4 ans. Nous sommes les parents de deux petites filles : une de 2 ans et demi et l’autre, de 1 mois. Je suis assistante sociale spécialisée en surdité notamment, mais je suis aussi blogueuse depuis bientôt 7 ans. Depuis quelques années, j’ai décidé de changer mon mode de vie, de pensée et d’aller vers quelque chose de plus simple, naturel et bienveillant, dans tous les aspects de ma vie. Je suis d’ailleurs en reconversion professionnelle pour devenir Relaxologue.

Comment se sont passées tes grossesses ?

C’est toute une histoire ces grossesses ! Deux parcours totalement différents et singuliers, je dois dire. Ma première grossesse s’est très bien passée, pas de souci particulier. Je continuais à travailler beaucoup, à faire du sport, je me sentais hyper bien dans mon corps, belle, femme, épanouie, cette grossesse a été une véritable révélation de ma féminité ! Puis à la fin de mon sixième mois, j’ai été déclaré en menace d’accouchement prématuré. On est clairement tombé de notre petit nuage, jusqu’à la chute deux semaines plus tard, où j’ai accouché d’une prématurée à 32 semaines.
S’en est suivi un parcours difficile, presque deux mois d’hospitalisation et une lutte pour trouver sa place de parents lorsqu’on ne peut pas ramener son enfant à la maison. Une lutte aussi pour trouver de la place à l’allaitement dans des conditions pas simples et surtout avec des priorités qui sont la prise de poids de bébé. Aujourd’hui, c’est loin derrière nous, notre fille n’a pas de séquelles significatives, mais c’est une épreuve qui vous marque, assurément.
Pour ma seconde fille, dès le départ, le ton était donné ! Très rapidement, on m’a expliqué que ce serait une grossesse à risque. On m’a posé un cerclage à 14 semaines et j’ai été contrainte à l’alitement strict jusqu’à l’accouchement. Je suis très active, ça a donc été très difficile pour moi, moralement et physiquement. Le fait de ne pas pouvoir faire de sport, m’a beaucoup affecté, j’ai vu les effets de l’alitement sur mon corps et je ne l’ai pas du tout accepté. Je n’ai pas aimé cette grossesse, qui a été ponctuée par les douleurs physiques, un peu de déprime, je dois l’admettre, sans compter la crise du covid-19 qui n’a épargné personne.

Comment se sont passés tes accouchements ?

Encore une fois, deux expériences totalement différentes ! Pour mon aînée prématurée, je ne me suis pas rendu compte que le travail avait commencé, car je ne m’attendais pas à accoucher. J’ai donc pris ces douleurs pour des douleurs ligamentaires. À un moment, chez moi, je perds les eaux et en arrivant aux urgences de la maternité, on me dit que je suis ouverte à 5. Cela a été un coup de massue pour mon conjoint et moi-même, on était dépassé et surtout très inquiets pour la santé de notre bébé.

Nous sommes arrivés vers 16 h à la maternité et j’ai accouché à 23 h donc l’accouchement a été relativement rapide ! Avec péridurale et par voie basse, c’était un très petit bébé (1.6 kg) donc en 3 poussées, je l’ai mise au monde. Malheureusement j’en garde un souvenir assez flou, car j’étais complètement dans le déni, perdue, inquiète. J’ai eu à peine le temps d’apercevoir ma fille, car elle m’a de suite été enlevée pour être emmenée en réanimation.

Pour la seconde, j’ai tout de suite reconnu le travail ! Mais ça été une véritable épreuve. J’avais comme projet d’accoucher naturellement sans péridurale, je m’étais donc mise en condition. Petite playlist, exercices de respiration et visualisation, mais le travail a été très long et avançait très doucement. J’avais le sentiment que les douleurs que je ressentais n’avaient rien à voir avec celles de mon premier accouchement. Je suis arrivé à 12 h à la maternité et j’ai finalement demandé la péridurale à 20 h, pour accoucher à 3 h du matin aux forceps et avec une épisiotomie en prime. J’ai poussé durant presque 3 h et on était à deux doigts de me faire une césarienne. Je suis contente d’y avoir échappé et surtout, je suis heureuse qu’on ait pu cette fois-ci, profiter de notre bébé, l’observer, le sentir.
Et puis comble du bonheur, c’était un bébé mystère, on n’a pas voulu connaître le sexe avant la naissance alors cette découverte fut un joli cadeau après ces heures de souffrance.

Quelle place a l’allaitement dans ta vie de maman ? est-ce que l’allaitement a toujours été une évidence pour toi ?

L’allaitement a toujours été une évidence pour moi, je n’ai jamais envisagé autre chose. Pour mon ainée, ça été une expérience difficile et frustrante, car la priorité, c’était la prise de poids de bébé. L’allaitement s’est mis en place tard et de façon mixte, car ma fille était alimentée par sonde le premier mois. Mais j’ai été très soutenue dans mon projet d’allaitement par mon conjoint et les équipes en néonatalité, cela m’a permis d’apprécier cet allaitement bancal et d’être indulgente avec moi-même. Je suis rapidement passé au lait infantile, mais je suis contente d’avoir pu lui donner le sein de temps à autre, durant quelques mois.

Pour la seconde, j’allaite quasi exclusivement au sein. On a garde tout de même un biberon au lait maternel, pour papa, pour qu’il se sente inclus et partage aussi un moment privilégié avec sa fille. Je m’épanouis totalement dans ce second allaitement, je suis plus à l’aise et surtout, je me mets moins la pression.

Pour moi, l’allaitement est un vrai lien, une connexion indescriptible avec mon bébé et c’est un bonheur à vivre. À côté de ça, je ne suis pas forcément pro allaitement non plus envers et contre tout, je suis surtout en faveur de ce qui va être le mieux pour bébé mais aussi maman. L’allaitement ne doit pas être vécu comme une épreuve ou une contrainte. Tant qu’il y a de l’amour, c’est le principal et chaque femme devrait pour être soutenue dans son choix, peu importe lequel.

Est-ce que l’alimentation est un élément important pour toi lors de tes grossesses et allaitements ?

Oui, c’est très important, car je suis une ancienne obèse morbide et surtout, je suis devenue végétarienne. Je vois vraiment l’alimentation comme une alliée et surtout le reflet de qui on est et comment on prend soin de nous. J’y ai toujours accordé de l’importance, sans en faire non plus une obsession, c’est vraiment un mode de vie !

Quels conseils donnerais tu pour manger sainement pendant la grossesse et l’allaitement ?

Regarder la qualité et non la quantité, prendre le temps de choisir ses produits et de cuisiner autant que possible. Il n’y a rien de mieux que de savoir ce qu’il y a dans son assiette !

A quoi ressemble ton quotidien aujourd’hui avec tes 2 enfants ?

Il est sportif, mais rempli d’amour et de tendresse. J’ai décidé de travailler de chez moi, pour pouvoir profiter de mes enfants. C’est un souhait que j’ai aujourd’hui et que je n’envisageais pas forcément avant, mais ça va dans le sens de mes valeurs et mon nouveau mode de vie plus slow et conscient. Je cherche encore une organisation qui va me convenir pour la rentrée, mais je me réjouis d’avance de pouvoir profiter de mes enfants. On doit tous trouver nos marques et notre place dans cette nouvelle vie à 4, mais c’est excitant et surtout, je suis très heureuse.

Des essentiels de ta vie de maman à nous partager ?

Mes essentiels de maman, je dirais que c’est des vêtements confortables et adaptés pour l’allaitement, un sac à langer pratique, de l’eau, un lange, mais surtout une écharpe de portage ! Ça résout tous les problèmes ou presque 🙂

Des mamans et femmes qui t’inspirent ?

Michelle Obama est une véritable référence et un modèle pour moi. Ensuite, je dirais Ashley Graham, qui me motive beaucoup aussi en tant que femme et mère. Je finirais par deux influenceuses que j’aime beaucoup pour leur manière de voir le corps, l’alimentation et la maternité : Sarah Nicole Landry ana @thebirdspapaya et Ellen Fisher @ellenfisher .

Si vous voulez suivre ses aventures, ça se passe sur instagram 

Suivez là sur Instagram

C’est par ici !

Découvrez nos carrés de céréales et composez votre box !

go to the shop !!