Oui la césarienne peut être un accouchement respecté

18.07.2020

Rencontre avec Noémy du Sourire de Noémy

Paroles de Jolly Mama

Nous avons eu la joie de recueillir les propos de Noémie, une jeune maman qui a eu quatre filles, par quatre césariennes. Elle a mis longtemps à accepter de ne pas pouvoir donner naissance par voix basse, pour finalement se réconcilier avec elle-même et avec son corps. Sa mission à présent, informer toutes les mamans, et mettre en lumière cette façon de donner la vie, sans tabou. Rencontre avec une super mama !

Peux-tu te présenter en quelques mots ? (toi, ta famille)

Hello ! Je m’appelle Noémy, j’ai 24 ans et je suis une jeune maman mariée à Monsieur Papa ( Jean-Louis, 29 ans ), ensemble nous avons quatre petites filles toutes nées par césarienne. Notre ainée Klowranne qui a bientôt 8 ans, notre deuxième Miyaah qui a 5 ans, notre troisième Holly qui a 3 ans et notre petite dernière Ambre qui a 6 mois.

Comment se sont passés tes grossesses ?

Dans l’ensemble, mes grossesses se sont bien déroulées, mais j’ai beaucoup souffert d’anémie, et pour notre dernière j’avais de grands risques d’accoucher prématurément. J’ai donc été très surveillée car mon corps réagissait différemment par rapport aux grossesses précédentes.

Comment se sont passés tes accouchements ? Comment as-tu vécu tes césariennes ?

Pour mon premier accouchement, j’ai vécu une césarienne d’urgence car le rythme cardiaque de ma grande fille diminuait. Quelques semaines avant le Jour J, je savais que j’en aurai eu une.

Pour ma deuxième fille j’ai souhaité accoucher par voie basse. Nous avons donc tout mis en place pour : en faisant des examens pour mon bassin et en attendant que le travail se fasse naturellement, mais ça n’a pas aboutit. Mon bassin étant finalement trop étroit. Je l’ai vraiment mal vécu, car j’espérais tant pourvoir donner la vie par voie basse. J’ai eu l’impression d’avoir échoué à cette mission, et d’avoir surtout privé mon mari de cette belle expérience.

Ce n’était pas facile, et même si j’ai pu relativiser car nous étions toutes les deux en bonne santé, mes émotions se sont refoulées, d’autant plus que je souffrais d’une inflammation à l’utérus.

Pour mon troisième accouchement, j’ai eu une césarienne programmée. Timidement j’ai quand même espéré un accouchement par voie basse, mais en France, rares sont les femmes qui accouchent par voie vaginale après deux césariennes. Le risque étant très grand, les professionnels privilégient de suite une césarienne.

Je savais donc dès le départ que j’aurai eu une césarienne. L’opération fut d’ailleurs une belle réussite, mais le post accouchement fut très compliqué ! J’ai eu une réaction à un médicament, auquel s’est ajouté un baby blues.

Toute la colère que j’avais en moi depuis ma deuxième césarienne est remontée. J’étais triste, énervée de revivre encore et encore une césarienne. Il m’aura fallu attendre un an pour que je puisse commencer l’acceptation et le deuil d’un accouchement vaginal.

Ma dernière césarienne fut programmée également. Trois années s’étaient écoulés, et cette fois j’ai vécu les choses différemment.

Ayant fait un beau cheminement vers l’acceptation de la césarienne, j’ai donc été plus sereine mais tout de même un peu craintive car c’est tout de même une opération chirurgicale et le risque zéro n’existe pas, mais j’étais très contente à l’idée d’accoucher. J’ai appris à faire la paix avec moi même, à réaliser qu’avoir une césarienne c’est aussi donner naissance, j’ai appris à la remercier et à être reconnaissante d’être toujours en vie et d’avoir mes bébés en bonne santé !

Accouchement par césarienne ; la cicatrice du sourrire, interview avec Noémy du Sourire de Noémy- une Jolly Mama

Tu as récemment créé un compte @maman.cesarisée, pourquoi est-ce important pour toi de parler plus de la césarienne ?

J’ai crée le compte de @Maman.césarisée, car je trouvais que la césarienne n’était pas assez mis en avant et qu’en tant que mamans césarisées nous étions très souvent seules, livrées à nous-mêmes, et pas assez renseignées et soutenues ! De nos jours, il est inadmissible que la césarienne soit un sujet tabou, associée à un échec.

Prenons l’exemple des cours de préparation à l’accouchement : Combien de futures mamans qui ont des césariennes se disent qu’une préparation à l’accouchement ne sert à rien ? Combien de futures mères qui suivent les cours de préparation n’entendent aucune information sur la césarienne ? Les exemples sont très nombreux…

Il est important que tous les professionnels prennent consciences de l’importance d’informer les patients sur la césarienne, mais aussi qu’ils arrêtent de dire qu’il ne faut pas y penser. Et même si les futures mères ne souhaitent pas de césarienne, elles se doivent d’avoir des informations et des conseils afin qu’elles aient un minimum d’info si cela se produise.

À travers ce compte je souhaite également apporter un autre regard sur la césarienne mais surtout aider les mamans césarisées dans leur cheminement de l’acceptation, les renseigner, et leurs permettre d’être fières de ce beau “sourire” indélébile qu’elles possèdent.

Vous l’aurez compris @Maman.cesarisee a beaucoup de projets en cours !

Mais que vous soyez césarisées ou pas, vous êtes bien évidemment les bienvenues !

Quels sont les conseils que tu donnerais à une maman qui risque de vivre prochainement une césarienne ?

Si je devais donner des conseils à une maman qui s’apprête à vivre une césarienne, ce serait d’être indulgente envers elle-même, d’écrire toutes les questions qui lui viennent en tête et de les poser. Et en cas d’incompréhension de ne pas hésiter à les reposer !

Je lui conseillerais également de faire le vide dans sa tête les jours précédents le jour J, de s’entourer que d’ondes positives et de se couper de toutes informations ou de tout ce qui pourrait la chagriner.

Avant d’aller au bloc, je lui dirais également de prier ou de faire une jolie playlist.

Et quand viendra le moment, de garder ses pensées positives, et d’imaginer son bébé et tout ce qu’elle fera quand il sera là.

En cas de stress, de bien inspirer et expirer. Ça paraît “bête”mais ça fonctionne !

Côté hygiène, je conseille de s’équiper de bonnes serviettes hygiéniques confortables, de culottes tailles haute.  De privilégier des vêtements confortables et non serrés et de suivre toutes les recommandations (prise de médicament etc.), notamment de ne pas consommer d’autres repas que ceux de l’hôpital, avant la reprise normal du transit (les premiers gaz ).

Quelle place a l’allaitement dans ta vie de maman ? Est-ce que l’allaitement a toujours été une évidence pour toi ?

L’allaitement a une très grande place dans ma vie de maman. J’ai été maman très jeune et pourtant ça a toujours été une évidence. Je n’étais cependant pas assez préparée psychologiquement pour ma première fille, mais depuis ma deuxième fille, j’ai acquis beaucoup plus d’expérience.

Cela fait d’ailleurs 5 ans que j’allaite… Mon allaitement pour ma deuxième fille s’est arrêté quand ma troisième fille est née, et mon allaitement pour ma troisième fille s’est arrêté un mois avant la naissance de ma dernière fille.

Est-ce que l’alimentation est un élément important pour toi lors de tes grossesses et allaitements ?

Oui, l’alimentation est un élément très important pour moi, cependant je ne dis jamais non a des petits plaisirs ! Le tout est de bien équilibrer son alimentation pour son bébé et pour soi même.

A quoi ressemble ton quotidien aujourd’hui avec tes 4 petites filles ?

Mon quotidien aujourd’hui est assez sportif ah ah ah, le maitre mot est l’organisation, mais parfois je dois avouer que je fonctionne au feeling !

Je suis reconnaissante d’avoir mon mari à mes cotés, il est très présent . Ensemble nous faisons un bon travail d’équipe !

Des essentiels de ta vie de maman à nous partager ?

Oui, la crème Lansinoh m’a beaucoup aidé durant mon allaitement.

L’écharpe de portage qui m’aide au quotidien. J’aime beaucoup la marque Boba mais aussi le Sukkiri et la marque Tinge Garden.

Et en terme de petites choses qui m’aident régulièrement : me lever avant les enfants, afin de m’avancer dans ma journée.

Et prendre du temps pour moi afin de ne pas m’oublier !

Interview avec Noémy du Sourire de Noémy, 4 filles, 4 césariennes - une Jolly Mama

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