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28.12.2021

Par Jolly Mama

Acide folique ou folates : quelle différence ?

grossessenutrition

Les folates sont des formes de vitamines B9 hydrosoluble naturellement présentes dans certains aliments, ajoutées à d'autres ou disponibles sous forme de complément alimentaire.

Les folates sont indispensables en période de conception et de grossesse notamment. Pour en savoir plus sur le rôle des folates dans l’organisme, allez voir notre article sur le sujet.

Les folates alimentaires

Les folates alimentaires sont présents sous différentes formes[1], avec en majorité la forme 5-méthyl-tétrahydrofolate.

Lorsqu’ils sont consommés, les autres formes sont ensuite converties dans la principale forme de folate dans le plasma, le 5-méthyl-tétrahydrofolate (5-MTHF), grâce à l’enzyme MTHFR[2].

Les folates sont présents dans notre alimentation, notamment dans les légumes à feuilles vertes, les fruits, les légumes secs, le foie et la levure de bière. Cependant, les folates alimentaires sont peu stables, ils résistent mal à la lumière et à la chaleur. Les folates présents à l’état naturel peuvent être perdus jusqu’à 30 % lors de la transformation des aliments, en fonction du type de cuisson utilisée[3].

La cuisson à la vapeur des fruits et légumes n’entraîne pratiquement aucune perte de folates, contrairement à la cuisson à l’eau.

Dans les fruits et légumes, les folates sont principalement présents sous forme d’équivalent 5-MTHF, soit la forme directement utilisable dans l’organisme, avec une concentration totale de folates allant de 1-2 µg/100 g pour la pêche et la pastèque à une moyenne de 300 µg/100 g pour les épinards[4].

Faut-il se supplémenter en folates ?

Il est conseillé de consommer 600 microgrammes de vitamine B9 par jour lors de la grossesse ou de la conception, et il est souvent recommandé de prendre 400 microgrammes sous forme de complément alimentaire, en plus d’un régime alimentaire adapté.

Comparaison de l’efficacité entre l’acide folique et le 5-MTHF

Les suppléments de folate sont généralement présents sous 2 formes : l’acide folique et le 5-MTHF (que l’on trouve sous forme de sel de calcium ou sel de glucosamine).

La biodisponibilité du 5-MTHF dans les suppléments est identique ou supérieure à celle de l’acide folique[5].

Les études comparant l’acide folique et le 5-MTHF

Une étude a donné aléatoirement une quantité équivalente d’acide folique, ou de 5-MTHF ou de placebo a des femmes, afin de comparer l’efficacité de ces 2 suppléments[6]. Leurs résultats montrent :

  • Une réduction significative des concentrations plasmatiques d’homocystéine totale, de manière égale dans les groupes acide folique et 5-MTHF, par rapport au groupe placebo.

La forme de folate 5-MTHF permet de diminuer les niveaux d’homocystéine dans l’organisme. En lui donnant son groupe méthyl (M) cela transforme l’homocystéine en méthionine. Pour rappel, l’homocystéine est responsable, entre autres, des anomalies du tube neural, et un apport adéquat en folates permet de diminuer les niveaux d’homocystéine et ainsi réduire le risque d’anomalies du tube neural[7].

  • Le 5-MTHF peut être plus efficace que l’acide folique pour augmenter le taux de folate sanguin chez les femmes.
  • Les concentrations de folate dans les globules rouges et le plasma étaient plus élevées chez les femmes supplémentées en 5-MTHF que chez les femmes supplémentées en acide folique.

De même, deux autres études ont montré que l’administration de 5-MTHF est plus efficace que l’acide folique pour améliorer le statut en folates en augmentant les concentrations de folates dans les globules rouges[8][9].

D’autre part, les résultats d’une étude suggèrent que le 5-MTHF est plus susceptible d’être transféré au fœtus que l’acide folique[10]. Au moment de l’accouchement, le 5-MTHF du cordon était significativement plus élevé que les niveaux maternels, tandis que l’acide folique ne présentait aucune corrélation significative. Ces résultats suggèrent que le 5-MTHF est activement transporté vers le fœtus, contrairement à l’acide folique.

Les avantages du 5-MTHF par rapport à l’acide folique

Certains traitements interagissent avec l’acide folique

Il existe des conditions dans lesquelles un traitement médicamenteux provoque des anomalies dans le métabolisme des folates, ce qui nuit à leur conversion en forme active. C’est le cas du traitement par des médicaments tels que le méthotrexate, l’aminoptérine, la pyriméthamine et le triméthoprime qui inhibent le DHFR (enzyme permettant la conversion de l’acide folique sous la forme THF).

Or le cycle de méthylation se présente en partie comme cela :

Les différentes formes de folates, dont l’acide folique, sont converties en THF par l’enzyme DHFR, puis ce THF est converti dans la forme 5-MTHF par l’enzyme MTHFR, ce qui permet par la suite que le 5-MTHF donne son groupe méthyl (M) et convertisse l’homocystéine, permettant ainsi de diminuer ses niveaux dans l’organisme.

Dans ces conditions de traitement, la supplémentation en acide folique est inefficace et le 5-MTHF est une bonne alternative à l’acide folique car il ne dépend pas de l’enzyme qui est affectée[11].

La transformation de l’acide folique est lente et arrive vite à saturation

De plus, la transformation de l’acide folique par le DHFR est lente et saturable[12]. Ce taux extrêmement faible de conversion implique qu’en présence d’acide folique en grande quantité, tout ne sera pas converti et de l’acide folique libre sera présent dans l’organisme.

Ce taux lent de conversion de l’acide folique en forme THF n’existe pas avec la supplémentation en 5-MTHF, qui est déjà sous sa forme utilisable. En effet, une étude a comparé le 5-MTHF et l’acide folique et a montré que le folate total dans le sang est de 23 % à 55 % plus élevé avec la forme 5-MTHF. Par exemple, 48 heures après la première dose de 5-MTHF, 90% des participants étaient au-dessus de la cible pour les niveaux de folates. En revanche, à ce même moment, 55 % des personnes auxquelles on a administré de l’acide folique avaient des niveaux insuffisants. Ainsi, l’avantage du folate 5-MTHF est sa capacité à reconstituer de manière fiable les réserves corporelles chez les femmes souffrant d’une insuffisance en folates en quelques jours[13].

L’acide folique masque la carence en vitamine B12

Le risque de masquer les symptômes d’une carence en vitamine B12 peut être réduit avec le 5-MTHF[14].

Cela est dû au fait que le 5-MTHF dépend de la vitamine B12 dans le cycle de méthylation.

Cependant, l’acide folique n’a pas besoin de vitamine B12 pour être converti et peut donc masquer une carence[15].

Toutefois, étant donné que le 5-MTHF dépend de la vitamine B12 pour son métabolisme, en cas de carence en vitamine B12, le 5-MTHF restera piégé, entraînant une carence en folates[16].

Les mutations génétiques affectant le métabolisme de l’acide folique

Le rôle du gène MTHFR

Le gène MTHFR est responsable de la production de l’enzyme méthylène-tétrahydrofolate réductase (MTHFR). Cette enzyme permet le métabolisme des folates et sa transformation en sa forme active, le 5-MTHF.

Les altérations génétiques des gènes codant pour les enzymes clés du métabolisme des folates peuvent affecter leur activité et réduire la disponibilité des folates, ce qui augmenterait les besoins en folates[17].

Il existe deux variations du gène MTHFR : 677C>T et 1298A>C. Dans la population générale, 60 à 70% des individus présentent au moins un de ces variants[18].

Le gène MTHFR, 677C>T

Les personnes présentant une mutation génétique 677C>T, ont une capacité réduite à convertir le folate en sa forme active, le 5-MTHF. Cela entraîne une diminution de la quantité de 5-MTHF biologiquement disponible. Ainsi, cela génère des taux élevés d’homocystéine, et va avoir des conséquences sur la santé car il va augmenter le risque de maladies cardiovasculaires, de thromboses et d’accidents vasculaires cérébraux[19], mais va également présenter un risque accru d’anomalie du tube neural[20].

Dans une étude publiée en 2019, regardant des couples infertiles présentant une mutation du gène MTHFR, ils ont montré que le traitement avec des folates sous la forme 5-MTHF permettait de diminuer les niveaux d’homocystéine de façon significative. Cela qui montre que la consommation de folates sous forme active compense la mutation du gène[21].

Le gène MTHFR, 1298A>C

D’après les données actuelles, cette mutation ne provoquerait pas de hausse des taux d’homocystéine. Elle va affecter l’activité de l’enzyme MTHFR, ce qui de fait va diminuer les taux de folates sous leur forme active (5-MTHF). De plus, on peut s’attendre à ce que la mutation 1298(A>C) soit également un facteur de risque d’anomalie du tube neural, mais avec un risque relatif plus faible que la mutation 677(C>T)[22].

Une étude a mis en évidence que la mutation 1298A>C pourrait être une cause du syndrome de Turner (maladie génétique exclusivement féminine qui fait qu’elle ne possède qu’un seul chromosome sexuel X normal et qui touche environ 1 bébé sur 2 000[23]). Cette mutation est plus fréquent dans le groupe de patients atteints du syndrome de Turner[24].

Existe-t-il un risque d’excès d’acide folique ?

Métabolisme de l’acide folique

L’acide folique ingéré va être converti en différentes formes par l’enzyme dihydrofolate réductase (DHFR). La première étape de conversion est lente, au final l’acide folique se retrouve sous la forme THF. Le THF peut ensuite être converti en d’autres folates physiologiques avec l’enzyme MTHFR, dont le 5-MTHF, la forme que l’on trouve normalement dans la circulation[25]. La capacité de l’enzyme DHFR est limitée et lorsque la supplémentation en acide folique est en excès, une grande partie de l’acide folique ingéré apparaît sous sa forme non métabolisée dans le sang.

Acide folique non métabolisé dans le sang

Les apports en acide folique qui dépassent la capacité de l’organisme à le convertir en THF entraînent la présence d’acide folique non métabolisé dans l’organisme, ce qui serait susceptible d’affecter le système immunitaire. En outre, certains scientifiques ont émis l’hypothèse que l’acide folique non métabolisé pourrait être lié à la déficience cognitive chez les personnes âgées. Ces conséquences négatives potentielles sur la santé ne sont pas bien comprises et justifient des recherches plus approfondies[26].

Excès d’acide folique et conséquences sur la santé

Dans une étude, ils ont montré qu’un apport élevé en acide folique chez des souris enceintes entraîne un retard de croissance intra-utérin avec un développement cérébral altéré et une mémoire déficiente chez la descendance[27].

D’autres études ont montré qu’un apport élevé en acide folique était associé entre autres à une dégénérescence hépatique, à une baisse du potentiel de méthylation (et donc à une accumulation d’homocystéine) et à des perturbations du métabolisme des lipides. Ils suggèrent également qu’une consommation élevée d’acide folique perturbe l’équilibre du cholestérol dans le foie[28].

La présence d’acide folique libre peut également altérer la sécrétion de folates dans le lait. Cet acide folique libre se lie à un récepteur au niveau mammaire à la place de la forme active des folates (le 5-MTHF), et ce de manière 10 fois plus forte. Or pour que le folate passe dans le lait, il doit se dissocier du récepteur, et cette dissociation est donc plus efficace avec le 5-MTHF qu’avec l’acide folique[29].

Conclusion

Un faible statut en folates est considéré comme l’une des carences nutritionnelles les plus courantes et, bien qu’un apport alimentaire inadéquat en soit la cause principale, des altérations génétiques et des interactions de médicaments avec le métabolisme des folates peuvent contribuer à une moindre disponibilité des folates.

En outre, la carence en folates peut être due à de faibles niveaux de vitamine B12, car cette vitamine sert de cofacteur dans le métabolisme des folates. La carence en folates a été associée à un risque accru de nombreux problèmes de santé tels que l’anomalie du tube neural, les maladies cardiovasculaires, le cancer et les troubles cognitifs.

La forme 5-MTHF est préférable à l’acide folique, toutefois, il vaut quand même mieux se supplémenter en acide folique que de ne rien prendre du tout !

SOURCES

[1] « Office of Dietary Supplements – Folate ». 2021.

[2] « Office of Dietary Supplements – Folate ». 2021.

[3]  Scaglione, Francesco, et Giscardo Panzavolta. 2014. « Folate, folic acid and 5-methyltetrahydrofolate are not the same thing ». Xenobiotica 44 (5): 480‑88.

[4] Delchier, Nicolas, Anna-Lena Herbig, Michael Rychlik, et Catherine Renard. 2016. « Folates in Fruits and Vegetables: Contents, Processing, and Stability ». Comprehensive Reviews in Food Science and Food Safety 15 (février).

[5] « Office of Dietary Supplements – Folate ». 2021.

[6] Henderson, Amanda M, Rika E Aleliunas, Su Peng Loh, Geok Lin Khor, Sarah Harvey-Leeson, Melissa B Glier, David D Kitts, Tim J Green, et Angela M Devlin. 2018. « l-5-Methyltetrahydrofolate Supplementation Increases Blood Folate Concentrations to a Greater Extent than Folic Acid Supplementation in Malaysian Women ». The Journal of Nutrition 148 (6): 885‑90.

[7] Xinyu Mei et al., « Inhibiting MARSs reduces hyperhomocysteinemia‐associated neural tube and congenital heart defects », EMBO Molecular Medicine 12, no 3 (6 mars 2020): e9469,

[8] Lamers, Yvonne, Reinhild Prinz-Langenohl, Susanne Brämswig, et Klaus Pietrzik. 2006. « Red Blood Cell Folate Concentrations Increase More after Supplementation with [6S]-5-Methyltetrahydrofolate than with Folic Acid in Women of Childbearing Age ». The American Journal of Clinical Nutrition 84 (1): 156‑61.

[9] Houghton, Lisa A, Kelly L Sherwood, Robert Pawlosky, Shinya Ito, et Deborah L O’Connor. 2006. « [6S]-5-Methyltetrahydrofolate is at least as effective as folic acid in preventing a decline in blood folate concentrations during lactation ». The American Journal of Clinical Nutrition 83 (4): 842‑50.

[10] Kubo, Yoshinori, Hideoki Fukuoka, Terue Kawabata, Kumiko Shoji, Chisato Mori, Kenichi Sakurai, Masazumi Nishikawa, et al. 2020. « Distribution of 5-Methyltetrahydrofolate and Folic Acid Levels in Maternal and Cord Blood Serum: Longitudinal Evaluation of Japanese Pregnant Women ». Nutrients 12 (6): 1633.

[11] Scaglione, Francesco, et Giscardo Panzavolta. 2014. « Folate, folic acid and 5-methyltetrahydrofolate are not the same thing ». Xenobiotica 44 (5): 480‑88.

[12] Bailey, Steven W., et June E. Ayling. 2009. « The Extremely Slow and Variable Activity of Dihydrofolate Reductase in Human Liver and Its Implications for High Folic Acid Intake ». Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 106 (36): 15424‑29.

[13] Bailey, Steven W., et June E. Ayling. 2018. « The pharmacokinetic advantage of 5-methyltetrahydrofolate for minimization of the risk for birth defects ». Scientific Reports 8 (mars): 4096.

[14] Pietrzik, Klaus, Lynn Bailey, et Barry Shane. 2010. « Folic Acid and L-5-Methyltetrahydrofolate: Comparison of Clinical Pharmacokinetics and Pharmacodynamics ». Clinical Pharmacokinetics 49 (8): 535‑48.

[15]  Henderson, Amanda M, Rika E Aleliunas, Su Peng Loh, Geok Lin Khor, Sarah Harvey-Leeson, Melissa B Glier, David D Kitts, Tim J Green, et Angela M Devlin. 2018. « l-5-Methyltetrahydrofolate Supplementation Increases Blood Folate Concentrations to a Greater Extent than Folic Acid Supplementation in Malaysian Women ». The Journal of Nutrition 148 (6): 885‑90.

[16] Henderson, Amanda M, Rika E Aleliunas, Su Peng Loh, Geok Lin Khor, Sarah Harvey-Leeson, Melissa B Glier, David D Kitts, Tim J Green, et Angela M Devlin. 2018. « l-5-Methyltetrahydrofolate Supplementation Increases Blood Folate Concentrations to a Greater Extent than Folic Acid Supplementation in Malaysian Women ». The Journal of Nutrition 148 (6): 885‑90.

[17]  Rozen R. (2004). Folate and genetics. J Food Sci 69:S65–7.

[18] Practitioners, The Royal Australian College of General. 2016 « RACGP – MTHFR Genetic Testing: Controversy and Clinical Implications ».

[19] POIRIER Ysaura. “Acide folique et grossesse : Des recommandations appliquées, des malformations évitées.”. 2014.

[20] « Office of Dietary Supplements – Folate ». 2021.

[21] CLEMENT Arthur. “Impact des mutations du gène MTHFR en médecine (fertilité notamment) et intérêt de la prise en charge thérapeutique”. 2019.

[22] Put, N M van der, F Gabreëls, E M Stevens, J A Smeitink, F J Trijbels, T K Eskes, L P van den Heuvel, et H J Blom. 1998. « A second common mutation in the methylenetetrahydrofolate reductase gene: an additional risk factor for neural-tube defects? » American Journal of Human Genetics 62 (5): 1044‑51.

[23] « Turner Syndrome ». 2018. Nhs.Uk.

[24] Oliveira, Kelly Cristina de, Bianca Bianco, Ieda T. N. Verreschi, Alexis Dourado Guedes, Bianca Borsato Galera, Marcial Francis Galera, Caio P. Barbosa, et Monica Vannucci Nunes Lipay. 2008. « Prevalence of the Polymorphism MTHFR A1298C and Not MTHFR C677T Is Related to Chromosomal Aneuploidy in Brazilian Turner Syndrome Patients ». Arquivos Brasileiros de Endocrinologia & Metabologia 52 (novembre): 1374‑81.

[25] Scaglione, Francesco, et Giscardo Panzavolta. 2014. « Folate, folic acid and 5-methyltetrahydrofolate are not the same thing ». Xenobiotica 44 (5): 480‑88.

[26] Troen, Aron M., Breeana Mitchell, Bess Sorensen, Mark H. Wener, Abbey Johnston, Brent Wood, Jacob Selhub, et al. 2006. « Unmetabolized Folic Acid in Plasma Is Associated with Reduced Natural Killer Cell Cytotoxicity among Postmenopausal Women ». The Journal of Nutrition 136 (1): 189‑94.

[27] Bahous, Renata H, Nafisa M Jadavji, Liyuan Deng, Marta Cosín-Tomás, Jessica Lu, Olga Malysheva, Kit-Yi Leung, et al. 2017. « High Dietary Folate in Pregnant Mice Leads to Pseudo-MTHFR Deficiency and Altered Methyl Metabolism, with Embryonic Growth Delay and Short-Term Memory Impairment in Offspring ». Human Molecular Genetics 26 (5): 888‑900.

[28] Leclerc, Daniel, Jaroslav Jelinek, Karen E. Christensen, Jean-Pierre J. Issa, et Rima Rozen. 2021. « High Folic Acid Intake Increases Methylation-Dependent Expression of Lsr and Dysregulates Hepatic Cholesterol Homeostasis ». The Journal of Nutritional Biochemistry 88 (février): 108554.

[29] Kamen, B A, et A Capdevila. 1986. « Receptor-mediated folate accumulation is regulated by the cellular folate content. » Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 83 (16): 5983‑87.