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07.10.2020

par Jolly Mama

Le lait maternel pollué : info ou intox ?

allaitementpollution

Selon un récent article de l'UFC Que Choisir, le lait maternel serait "de loin l'aliment le plus pollué auquel l'humain est confronté".
Le lait maternel est-il vraiment pollué comme certains le laisse penser ? On a mené l’enquête !

 

Nous sommes entourés de polluants de toutes sortes, parfois de composées chimiques, des métaux lourds, des ondes éléctromagnétiques…

Il est donc “normal” dans une certaine mesure que notre lait contienne des polluants.

Qu’est ce qui pose problème ?

Parmi les polluants, la dioxine, le mercure, le DDT (insecticides), les PCB (polychlorobiphényles), des substances chimiques utilisés dans la construction, maintenant interdites car très toxiques mais qui persistent dans l’environnement à cause de leur très lente décomposition naturelle. 

Faut-il s’inquiéter ?

Les recherches des dernières années montrent que même légèrement pollué, le lait maternel reste de loin le meilleur choix pour les bébés !! Et le meilleur pour notre planète déjà bien polluée.

Un chercheur américain, le docteur Rogan, a ainsi suivi pendant plus de 15 ans des femmes et leur bébé. Il a essayé d’estimer l’impact de l’exposition aux polluants notamment les PCB et DDT par le biais de l’allaitement en terme d’espérance de vie. Les bébés allaités et exposés aux polluants voyait leur espérance de vie baisser de 3 jours en moyenne, comparé aux 70 jours pour les bébés non allaités. 

Qui peut–être le plus impacté ?

Les taux les plus élevés de polluants ont été retrouvés chez les femmes avec un premier bébé, les femmes qui fument et celles consommant régulièrement des boissons alcoolisées, les femmes plus âgées. Le taux baisse au fur et à mesure de la lactation.

Comment le lait maternel protège-t-il ?

Il permet au système immunitaire de bébé d’augmenter ses défenses, et ainsi contrecarrent les effets néfastes des polluants. Il semblerait corriger l’impact néfaste de la pollution subie par l’enfant lors de la grossesse, où l’exposition aux toxines est la plus importante.

Allaiter réduirait également l’incidence de certains cancers infantiles et de diabète juvénile – et cette protection augmente avec la durée de l’allaitement !

Allaiter, un acte écologique

Comme le souligne la Leche League : “L’allaitement abaisse les besoins en produits laitiers, ainsi que les besoins en matières premières et les pollutions induites par la fabrication, le transport et l’utilisation des laits industriels pour nourrissons. L’allaitement ne demande ni eau pour préparer et nettoyer les biberons, ni combustible pour chauffer cette eau. Il diminue la prévalence des maladies, et donc l’utilisation de médicaments. Il est en outre un facteur de régulation démographique.”

Comment mieux se protéger ? (sans tomber dans la psychose)

Bien sûr, on ne doit pas se satisfaire de la situation actuelle, et sans tomber dans la psychose, on peut essayer de limiter aux maximum son exposition aux polluants, pour bébé et pour soi.

QUELQUES conseils pour limiter le plus possible les risques (qu’on allaite ou pas d’ailleurs !)

– Consommer bio dès que possible (même si tous les fruits et légumes ne sont logés à la même enseigne)

– Bien laver les fruits et les légumes, surtout s’il ne sont pas bio.

– Consommer des fibres pour éliminer plus facilement et des brassicacées et des phyto oestrogènes

Investir dans un bon filtre à eau du robinet car l’eau du robinet est loin d’être clean malheureusement (métaux lourds, résidus de médicaments, pesticides de l’agriculture, chlore…….)

Arrêter de boire de l’eau dans les bouteilles plastiques, acheter une gourde en métal ou verre

– Aérer quotidiennement

– Diminuer les gras animaux, surtout les non bio (bio de façon limitée, ok), car leurs graisse concentrent les polluants liposolubles

– Eviter les gros poissons qui sont donc les plus susceptibles d’être pollués par les PCBs et le mercure (par exemple le thon qui concentre le mercure, un métal lourd particulièrement néfaste pour la santé hormonale, la fertilité et la grossesse)

– Éliminer les outils de cuisine comme les poêles ou le papier sulfurisé (car anti-adhésif = perturbateur endocrinien) Privilégier les poêles et casseroles en inox ou en fonte par ex, les plats allant au four en verre à graisser pour éviter d’utiliser du papier sulfurisé…

– Éviter les pertes de poids trop importantes et rapides pendant l’allaitement. Si vous perdez du poids trop vite, les polluants stockés dans les graisses peuvent rapidement se libérer dans le sang.

– Faire attention aux meubles neufs, surtout bons marché, avec des plaques de bois par exemple, privilégier l’ancien en le retapant

– Attention aux maisons neuves, les produits de constructions et de rénovations contiennent beaucoup de perturbateurs 

– Eviter de fumer et de boire de l’alcool pendant l’allaitement

– Vérifier soigneusement la composition des produits appliqués sur les mamelons. On préférera toujours du lait maternel à des crèmes

– Passer à la cosmétiques bio, sans BPA et parabènes, phthalates

– On nettoie avec des produits naturel (vinaigre, bicarbonate de soude..), on utilise des lessives “green” (pas de détachants toxiques, tant pis pour les tâches récalcitrantes), attention à la peinture, si vous faites des travaux chez vous…

Le saviez-vous ?

Les polluants agissent aussi sur notre cycle et notre santé hormonale et féminine. Les perturbateurs endocriniens sont souvent des xéno oestrogènes : ils agissent sur nos récepteurs hormonaux, en influençant les processus de synthèse, de sécrétion, de transport, de stockage, de libération d’action ou d’élimination des hormones. Ils peuvent ainsi dérégler le cycle hormonal et augmenter le risque de cancer. 

Souvent on pense que le fait d’être exposé à très peu de perturbateurs endocriniens en quantité fait qu’on est hors de danger. Or notre propre système endocrinien fonctionne avec de toutes petites quantités d’hormones, et de toutes petites quantités de perturbateurs endocriniens ont la capacité de considérable perturber notre équilibre hormonal.

Donc pour avoir un cycle régulier, sans douleurs, on commence déjà par faire attention à s’en éloigner le plus possible.