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19.01.2021

par Jolly Mama

Allaitement et sommeil : est-ce incompatible ?

allaitementcododosommeil

On dit souvent « dormir comme un bébé », et pourtant le sommeil de nos bébés est souvent un sujet de discussion. Qu’en est-il des enfants allaités ? Que se passe-t-il si les réveils nocturnes (et les tétées) continuent après une certaine période ? On a fait le tour des études scientifiques sur le sujet pour vous !

On dit souvent « dormir comme un bébé », et pourtant le sommeil de nos bébés est souvent un sujet de discussion.

Allaitement et sommeil : qu’est ce qui est normal ?

Que se passe-t-il si les réveils nocturnes (et les tétées) continuent après une certaine période ? La proximité que suppose le cododo pourrait-elle favoriser ces réveils ? On a fait le tour des études scientifiques sur le sujet pour vous !

Allaitement et sommeil : à lire pour se rassurer

On dort plus qu’on ne croit

On oublie souvent combien de temps on a dormi au réveil selon une étude : on pense toujours qu’on a moins dormi qu’en réalité [1].

Il y a quelques siècles de cela, nos ancêtres ne dormaient pas d’une traite, mais faisaient deux cycles, avec une “pause” et des activités au milieu de la nuit. La nuit complète telle qu’on l’entend est donc avant tout une construction sociale.

Les parents des bébés allaités dormiraient plus

Une étude américaine a comparé le sommeil des parents de bébés âgés de 3 mois allaités, et ceux qui recevaient un biberon de lait infantile le soir. Les parents des bébés qui tétaient le soir et/ou la nuit dormirsient 40 à 45 minutes de plus que les seconds. [2]

Allaitement et sommeil : il est normal pour le bébé de se réveiller la nuit

Le fait qu’un bébé se réveille souvent la nuit est tout à fait normal.

À la naissance, un nouveau-né a besoin d’être proche de vous, et pour lui, peu importe la nuit ou le jour.

Le point positif : cette proximité facilite les tétées nocturnes et la mise en route de l’allaitement.

Une des hypothèses des réveils nocturnes est qu’ils permettent d’augmenter la durée de de l’aménorrhée lactationnelle, et donc de repousser l’ovulation, et ainsi la possibilité de retomber enceinte et donc de devoir s’occuper de deux enfants très jeunes à la fois. Ainsi, en évitant les grossesses trop rapprochées, les chances de survie des enfants étaient améliorées.

Un bébé se réveille la nuit pour alimenter son cerveau

Un bébé humain naît “prématuré”, par rapport à beaucoup de mammifères. Pourquoi ? Car sinon il ne pourrait quitter l’utérus et passer dans le canal.  A la naissance, son cerveau ne fait qu’un quart de sa taille adulte [3] !

Il naît donc avant que sa tête ne soit trop “grosse” pour passer. Et il naît avec un tout petit estomac. A la naissance, il ne peut contenir que 5 à 7 ml de liquide (à peine une cuillerée à café !). Voilà pourquoi quelques gouttes de colostrum sont exactement ce dont il a besoin à la naissance.

Or il a besoin d’une source continue de carburant pour alimenter son cerveau, qui va grossir beaucoup les premiers mois. Donc il a besoin de ravitaillements fréquents.

Voilà pourquoi donner un “gros” biberon pour le caler ne servira à rien, si ce n’est à lui faire mal au ventre et de provoquer des réveils encore plus fréquents. Imaginez qu’on vous donne plusieurs litres de soupe avant de vous endormir !

Un bébé se réveille la nuit car ces cycles sont beaucoup plus courts que nous adultes

À la naissance, les cycles de sommeil sont beaucoup plus courts que chez l’adulte : 50 minutes contre 90 minutes.

Et à chaque fois qu’ils changent de cycle, ils peuvent se réveiller. Les premiers mois, voir les premières années, le sommeil est encore fragile et mal structuré.

Un bébé se réveille la nuit car les bébés sont des créatures nocturnes.

avant 3 mois

Avant 3 mois, un bébé ne connaît pas d’organisation circadienne. Les recherches ont montré qu’une ébauche d’organisation circadienne ne commence pas à se mettre en place avant 8 semaines après la naissance [4].

après 3 mois

Après 3 mois, l’influence du jour et de la nuit augmente et les périodes de sommeil s’allongent pendant la nuit. Mais l’organisation circadienne n’est cependant pas terminée avant 1 an [5] voire 2 ans selon les recherches.

A noter qu’à 9 mois, la proportion d’enfants qui recommencent à se réveiller la nuit augmente pour atteindre un pic la deuxième année.A 3 ans, 20 à 35 % des enfants se réveillent encore la nuit et cela diminue jusqu’à 5 ans [6].

Les bienfaits de l’allaitement sur le sommeil

Allaitement et sommeil  : le lait maternel de nuit aide les bébés à dormir

La mélatonine, dont le taux augmente dans votre lait la nuit (la mélatonine est indétectable dans le lait de jour [7]), va aider votre bébé à réguler son horloge naturelle [8].

En plus de la mélatonine, le lait maternel produit la nuit est riche en autres substances comme le tryptophan, un acide aminé qui provoque l’endormissement. C’est un précurseur de la sérotonine, une hormone indispensable pour le cerveau et son développement. La sérotonine aide le cerveau à mieux travailler, a un effet positif sur l’humeur et aide à organiser les cycles veille /sommeil. Le tryptophane va augmenter le nombre de capteurs de sérotonine. Un bébé allaité la nuit va donc développer plus de capteurs de sérotonine comme l’a montré Darcia Narvaez, une chercheuse américaine [9]. Le lait nocturne a également d’autres acides aminés qui vont booster la synthèse et la production de sérotonine.

une étude intéressante

Une étude sur des nouveaux nés a montré que la présence du bébé dans la chambre de sa mère améliorait significativement son sommeil (33 % de sommeil paisible contre 25 % pour ceux placés en pouponnière ; p < 0,05) et son bien-être (période de pleurs 0,6 % contre 7,5 %), sans que cela diminue le sommeil des mères comparativement [10].

Allaitement et sommeil  : allaiter vous aide aussi à dormir plus profondément, plus vite

Quand on allaite on peut avoir l’impression d’être fatiguée, c’est normal, c’est un relâchement qui se produit au moment des mises au sein, avec une sensation de soifs les premières semaines.

Les raisons exactes de ce mécanisme ne sont pas bien connues (libération de dopamine favorisée par la prolactine et/ou l’ocytocine laquelle peut aussi agir directement sur les récepteurs cérébraux et qui a un effet anxiolytique à des concentrations et sédatif [11][12].

La prolactine accélère le passage au sommeil lent, donc à la récupération.  Donc le sommeil sera de meilleure qualité, même si beaucoup plus haché, avec plus de réveil.

Allaitement et sommeil  : allaiter la nuit aide à établir et consolider sa lactation

La prolactine est une hormone qui établit, construit et maintient la lactation. Et comme la mélatonine, elle suit aussi le rythme circadien. Dans les premiers jours de l’allaitement, le corps met en place des récepteurs de prolactine sur les seins pour réguler la production de lait. Avec les tétées, les niveaux de prolactine augmente. Plus le bébé tète, plus les niveaux augmentent.

D’autre part, allaiter la nuit permet de prévenir les engorgements, et la baisse de production de lait qui peut en découler [13].

Pour les mères dont les capacités de stockage mammaire sont faibles il ne peut pas y avoir d’intervalles prolongés entre les tétées et ceci est évidemment valable le jour et la nuit [14]. Enfin les tétés nocturnes sont le plus souvent nécessaires pour maintenir la lactation avec un certain nombre de tétées en 24h.

une étude intéressante

Une étude menée auprès de 204 mères allaitant exclusivement, a pu étudier la relation entre le partage ou non de la chambre, le nombre de tétées et la prise de poids du nourrisson. Chez les nouveaux nés qui restaient avec leur mère et qui étaient allaités à la demande, la prise de poids fut plus importante, malgré un volume de lait consommé plus faible que ceux nourris au lait maternisé. Les auteurs expliquent cette différence par le fait que le contact maman-bébé entraînait moins d’agitation et de pleurs, donc moins d’énergie consommée. Ils soulignent également l’impact bénéfique (en termes métaboliques et comportementaux) de la succion non nutritive [15].

Allaitement et sommeil  : allaiter la nuit diminue les coliques

Les coliques du nourrisson, pour lesquelles on ne connaît pas de “remède”, sont un phénomène qui affecte les bébés entre 2 semaines et 4 mois, et sont caractérisées par des épisodes de pleurs intenses, généralement le soir.

En effet, si la mélatonine ne suit pas le rythme circadien à cet âge, une autre hormone, la sérotonine, le suit. La mélatonine et la sérotonine fonctionnent en pair, elles se balancent normalement l’une et l’autre. La sérotonine atteint son pic pendant la nuit, et quand il n’y a pas de mélatonine pour la compenser, elle peut causer des contractions intestinales. La mélatonine va venir relaxer les muscles intestinaux, réduisant ainsi le risque de colique, mais les bébés n’en produisent pas d’eux-mêmes avant l’âge de 3 mois.

Ainsi l’allaitement, en apportant une source externe de mélatonine, va venir diminuer le risque de colique [16][17].

Allaitement et sommeil  : allaiter la nuit protège contre la mort subite du nourrisson

La mort subite du nourrisson peut s’expliquer notamment par une déficience de la capacité à se réveiller. Les réveils nocturnes seraient donc un facteur de protection contre cette dernière. En effet, si un bébé se réveille durant la nuit (légèrement), il aura plus tendance à rester dans des phases de sommeil plus léger, plus protecteur.

Or les réveils sont plus fréquents chez les bébés allaités, qui vont se réveiller quelques minutes pour téter. Le National Health and Medical Research Council en Australie avance ainsi que l’allaitement diminuerait de 44% le risque de mort subite du nourrisson [18].

L’allaitement va contribuer à régulariser sa respiration, sa température, son rythme cardiaque et ses modes d’éveil.

La chercheuse Américaine a ainsi étudié le sommeil des enfants allaités et qui partageaient le lit de leur mère. Ces derniers passaient plus de temps en sommeil de phases 1 et 2 (moins profonds donc protecteurs), avaient moins d’épisodes d’apnée obstructive, et une respiration plus régulière que les enfants qui dormaient seuls dans leur chambre.

Bébé comme maman dormaient la plupart du temps face à face, et étaient sensibles à l’activité de l’autre (la mère va par exemple vérifier que son enfant va bien, sans même se réveiller) [19].

Selon la chercheuse Américaine McKenna, l’allaitement sauverait ainsi 750 bébés chaque année, que ça soit de SMSN ou d’autres maladies [20].

d’autres études intéressantes

Une méta analyse de 288 études sur les relations entre l’allaitement et la mort subite du nourrisson ou SMSN (ou mort inattendue du nourrisson), a pu mettre en évidence que l’allaitement protégerait de la SMSN, et que cette protection était d’autant plus forte que l’allaitement était exclusif [21].

Une autre analyse de 1983 a analysé les statistiques nouveau-né /maman en regardant notamment l’intensité de l’allaitement et la durée. Elle a montré un petit facteur protecteur de l’allaitement contre la SMSN, qui augmentait plus l’allaitement était important (exclusif), et de longue durée [22].

Le sommeil de mon enfant est très perturbé, c’est normal ?

Comme le souligne la Leche League France: “Il faut savoir tout d’abord que certains enfants ont des nuits vraiment très perturbées, et que cela peut être le signe d’un malaise quelconque. Certains parents ont vu de grandes améliorations à la suite de séances d’ostéopathie, de changements alimentaires, etc.”

“Une étude a été faite à l’Hôpital Universitaire des Enfants de Bruxelles sur des enfants en bonne santé, âgés de 2 à 29 mois, se réveillant plusieurs fois par nuit. Après quelques semaines d’élimination des produits laitiers, tous les enfants sauf un commencèrent à dormir normalement, ne se réveillant qu’une seule fois, et dormant plus du double du temps. Lorsque les produits laitiers furent réintroduits en cachette chez la moitié des enfants, les problèmes de sommeil réapparurent.” [23]

Mais qu’est ce qu’un sommeil “normal”?

Les nouveau-nés ont une horloge interne libre – ils se réveillent fréquemment jour et nuit durant la phase de croissance la plus rapide de leur vie [24].

Le besoin de sommeil quotidien d’un nourrisson varie d’un bébé à l’autre. Selon une étude, la fourchette est de 9 à 19 heures [25], mais il n’y a aucun moyen de prédire le sommeil dont votre enfant aura besoin.

Entre un et quatre mois, les bébés commencent à consolider leur sommeil [26], convertissant leurs courtes phases de sommeil en périodes de repos plus longues. Le rythme de la mère aide le bébé à trouver son propre rythme.

Vers trois mois, environ deux tiers des bébés ont commencé à consolider leur sommeil, même si la moitié d’entre eux régressent par la suite [27].

À un an, environ 50% des bébés ont encore besoin d’être apaisés par leurs parents au moins une fois par nuit presque toutes les nuits [28].

Pour la plupart des chercheurs, un bébé « fait ses nuits » s’il dort de manière ininterrompue de minuit à 5 heures du matin [29].

Étant donné le pourcentage de bébés qui ne font pas leurs nuits et l’effet négatif du sommeil ininterrompu sur l’allaitement, une étude a révélé qu’il était bénéfique pour les mamans d’adopter des attentes plus réalistes en matière de sommeil du nourrisson [30].

Et on se rassure, à l’adolescence, tous les enfants dorment sans réveil, quelque soit l’environnement, qu’ils aient un “entraînement” au sommeil ou non.

Allaitement et sommeil : on se fait aider

N’hésitez pas à vous faire aider si vous avez l’impression de ne plus y arriver niveau fatigue avec toutes ces tétées nocturnes. Souvenez-vous que cette période ne dure qu’un temps, et que parfois le simple fait de comprendre et d’accepter que les bébés sont des créatures de nuit les premiers mois, permet de relâcher la pression. Le cododo dans une même chambre voir dans votre lit (sous réserve de respecter des règles de sécurité), peut également vraiment faire la différence niveau fatigue.

En conclusion

Allaitement et sommeil ne sont pas du tout incompatible, bien au contraire ! L’allaitement la nuit, parfois dans le cadre d’un cododo sécurisé, offre de nombreux bienfaits et peut vous permettre de vous reposer autant que possible. Ecoutez-vous, c’est vous qui savez mieux ce qui est bon pour vous et votre enfant.

 

SOURCES :

[1] Mooallen, J. The sleep-industrial complex. New York Times 2007 Nov. 18.

[2] Doan, T. et al. Breast-feeding increases sleep duration of new parents. The Journal of Perinatal & Neonatal Nursing 2007 July/September ; 21 (3) : 200-206.

[3] Early Human Development, Acta Paediatr, Sleep, Breastfeeding Abstracts, Children’s Environments.

[4] Antonini, S. R., Jorge, S. M., Moreira, A. C., The emergence of salivary cortisol circadian rhythm and its relationship to sleep activity in preterm infants, Clinical Endocrinology, 52(4) (2000), pp. 423–6

[5] Mirmiran, M., Maas, Y. G., Ariagno, R. L., Development of fetal and neonatal sleep and circadian rhythms, Sleep Med Rev., 7(4) (2003), pp. 321-34

[6] Dr Nedelcoux du Service d’explorations fonctionnelles du système nerveux au CHU de Bicêtre, 1995

[7] Rivkees SA, 2003. Developing circadian rhythmicity in infants. Pediatrics. 112(2):373-81

[8] Illnerova, H. Buresova M. and Presl, J. Melatonin rhythm in human milk. Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism 1993 ; 77 : 838-841.

[9] Dr. Darcia Narvaez, Psychology Today, Normal Infant Sleep: Night Nursing’s Importance

[10]  Keefe MR. The impact of infant rooming-in on maternal sleep at night. JOGNN 1988;122-6

[11] Uvnäs-Moberg K, Eriksson M. Breastfeeding: physiological, endocrine and behavioural adaptations caused by oxytocin and local neurogenic activity in the nipple and mammary gland. Acta Paediatr 1996;85(5):525-30.

[12] HAS, Allaitement maternel

[13] HAS, Allaitement maternel – Mise en œuvre et poursuite dans les 6 premiers mois de vie de l’enfant

[14] HAS, Allaitement maternel – Mise en œuvre et poursuite dans les 6 premiers mois de vie de l’enfan

[15] Yamauchi Y, Yamanouchi I. The relationship between rooming-in/not rooming-in and breastfeeding variables. Acta Paediatr Scand 1990;79(11):1017-22

[16] L.Weissbluth, M.Weissbluth 1992 Infant colic: The effect of serotonin and melatonin circadian rhythms on the intestinal smooth muscle. Medical Hypotheses Volume 39, Issue 2, Pages 164-167

[17] Cohen Engler A, Hadash A, Shehadeh N, Pillar G. 2012. Breastfeeding may improve nocturnal sleep and reduce infantile colic: potential role of breast milk melatonin. Eur J Pediatr. 171(4):729-32

[18] Hauck FR, Thompson JM, Tanabe KO, Moon RY, Vennemann MM. Breastfeeding and reduced risk of sudden infant death syndrome: a meta-analysis. Pediatrics. 2011 Jul;128(1):103-10. doi: 10.1542/peds.2010-3000. Epub 2011 Jun 13. PMID: 21669892.

[19] Fredrickson D, Sorenson J, Biddle A, Kotelchuck M. Relationship of sudden infant death syndrome to breastfeeding duration and intensity. American Journal of Diseases of Children 1993; 147: 460.

[20] National Health and Medical Research Council (2012) Infant Feeding Guidelines. Information for Health Workers. Sourced March 7th 2019,

[21]  McKenna, JJ and McDade, T. Why babies should never sleep alone : a review of the co-sleeping controversy in relation to SIDS, bed-sharing and breastfeeding. Paediatric Respiratory Reviews 2005 ; 6 :134-152.

[22] McKenna, JJ and McDade, T. Why babies should never sleep alone : a review of the co-sleeping controversy in relation to SIDS, bed-sharing and breastfeeding. Paediatric Respiratory Reviews 2005 ; 6 :134-152.

[23] La Leche League France, AA 46 : Ainsi dorment les bébés

[24] Jenni, Oskar G., and Mary A. Carskadon. “Normal human sleep at different ages: Infants to adolescents.” SRS basics of sleep guide (2005): 11-19.

[25] Coons, Susan, and Christian Guilleminault. “Development of sleep-wake patterns and non-rapid eye movement sleep stages during the first six months of life in normal infants.” Pediatrics 69, no. 6 (1982): 793-798.

[26] Moore, Terence, and L. E. Ucko. “Night waking in early infancy: Part I.” Archives of disease in childhood 32, no. 164 (1957): 333.

[27] Moore, Terence, and L. E. Ucko. “Night waking in early infancy: Part I.” Archives of disease in childhood 32, no. 164 (1957): 333.

[28] Goodlin-Jones, Beth L., Melissa M. Burnham, Erika E. Gaylor, and Thomas F. Anders. “Night waking, sleep-wake organization, and self-soothing in the first year of life.” Journal of developmental and behavioral pediatrics: JDBP 22, no. 4 (2001): 226.

[29] Adams, S. M., D. R. Jones, A. Esmail, and E. A. Mitchell. “What affects the age of first sleeping through the night?” Journal of paediatrics and child health 40, no. 3 (2004): 96-101.

[30] Pennestri, et al., op cit. [34] France, Karyn G., Neville M. Blampied, and Jacqueline MT Henderson. “Infant sleep disturbance.” Current Paediatrics 13, no. 3 (2003): 241-246.