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11.01.2021

par Marion Baudier Melon, nutrithérapeuthe

Booster sa fertilité : quelles solutions ?

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Envie d’avoir un enfant ? Avant d’essayer de concevoir un enfant, on ne peut pas vraiment savoir si la fertilité sera au rendez-vous ou non.

Quoiqu’il en soit, pour mettre toutes les chances de votre côté, voici certaines choses que vous pouvez mettre en place pour booster votre fertilité !

Les prérequis de la fertilité

Le cycle menstruel est un bal hormonal précis et rythmé qui permet notamment de concevoir un bébé.

Avant l’ovulation, l’oestrogène va être sécrété. Il s’agit d’une hormone qui permet de « préparer » le terrain pour une éventuelle grossesse : elle va favoriser la maturation des follicules au sein des ovaires en prévision de l’ovulation, ou encore la croissance de l’endomètre pour former une sorte de nid douillet et nutritif pour l’embryon. L’oestrogène s’accumulant de jour en jour finit par atteindre un certain seuil qui déclenche l’ovulation : un ovule sort de l’un des deux ovaires. Si l’oestrogène n’est pas assez sécrété, l’ovulation peut ne pas avoir lieu, ou bien l’endomètre peut être trop fin et ne pas constituer un point d’accroche assez robuste pour l’embryon. Si l’oestrogène est trop présent, cela peut contribuer à des fibromes ou à de l’endométriose par exemple, qui peuvent entraver la fertilité et les chances de grossesse.

Après l’ovulation, l’ovule se transforme en corps jaune qui sécrète l’hormone progestérone. C’est l’hormone « progestative » par excellence dans le sens où elle va favoriser une grossesse : la progestérone alloue le temps nécessaire à l’ovule s’il est fécondé et qu’il devient embryon de venir s’implanter dans l’endomètre pour démarrer la grossesse. Sans progestérone, la grossesse ne peut pas débuter, et sans progestérone produite en quantités suffisantes, les règles peuvent arriver trop tôt et évacuer avec le sang des règles (l’endomètre) un éventuel embryon.

Au-delà de l’oestrogène et de la progestérone, d’autres hormones jouent un rôle dans la fertilité.

Les hormones androgènes sécrétées tout au long du cycle interviennent dans l’ovulation. Mais trop d’androgènes peut inhiber l’ovulation et donc empêcher la grossesse. C’est souvent le cas des femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystique (SOPK).

Les hormones thyroïdiennes jouent un rôle dans l’activité des ovaires, dans la santé et la régularité des cycles menstruels, dans la fertilité et pour le développement cérébral du bébé lors de la grossesse. Trop ou trop peu d’hormones thyroïdiennes peut donc amoindrir la fertilité et les chances de grossesse.

Pour booster la fertilité et optimiser ses chances de concevoir un enfant, il est donc important de faire en sorte que ces hormones soient sécrétées au bon moment et dans les bonnes quantités. L’alimentation et le mode de vie sont des moyens simples pour y parvenir, mais un suivi personnalisé avec un praticien de santé sera pertinent pour des dérèglements importants.

Avoir des rapports sexuels au bon moment pour tomber enceinte plus facilement

Pour concevoir un enfant, la première chose à laquelle faire attention est le timing des rapports sexuels. On pense souvent à tort que l’on est fertile quand on ovule ou juste après l’ovulation. En réalité, nous sommes fertiles quelques jours avant et pendant l’ovulation, et dès 24h après l’ovulation il est trop tard pour faire un bébé.

En effet, sous l’effet de l’oestrogène, quelques jours avant l’ovulation on sécrète des glaires cervicales (pertes vaginales) favorables à la survie des spermatozoïdes et le col de l’utérus s’ouvre pour laisser les laisser passer. Cela leur permet d’attendre le jour de l’ovulation et d’aller féconder l’ovule à ce moment-là. Après l’ovulation, sous l’effet de la progestérone, les glaires favorables à la survie des spermatozoïdes sont inhibées, le col de l’utérus se referme et l’ovule se transforme en corps jaune. La fécondation n’est plus possible.

Avoir des rapports sexuels hors période fertile (quelques jours avant et pendant l’ovulation) sera donc a priori pas fructueux pour concevoir un enfant.

Vous pouvez identifier la période fertile de votre cycle grâce à plusieurs méthodes. Pour en savoir plus, consultez notre article Pourquoi et comment calculer ma date d’ovulation.

Un lifestyle sain pour booster sa fertilité

Une alimentation saine ne pourra pas remplacer un mode de vie non compatible avec la fertilité. Il faut donc commencer par là.

Pour tomber enceinte, on fait attention à :

Réduire le stress pour booster sa fertilité

En situation de stress même moindre, le corps privilégie la gestion du stress aux « affaires courantes » et peut ainsi inhiber ou amoindrir certaines fonctions comme la reproduction (ce qui peut amener à l’aménorrhée, l’anovulation ou le retard d’ovulation, une sous-production de progestérone, une fertilité moindre et moins de chances de grossesse) et la digestion (mauvaise absorption des nutriments, sous-digestion, ce qui rend vos efforts alimentaires dans une certaine mesure vains). Par ailleurs le stress inhibe la fonction thyroïdienne et a tendance à augmenter la production d’hormones androgènes. Réduire le stress est loin d’être facile à mettre en place mais c’est absolument primordial pour booster la fertilité.

Privilégier le sommeil pour booster sa fertilité

Une seule moins bonne nuit de sommeil suffit à dérégler le cortisol (l’hormone du stress) et la glycémie. Or on connaît les effets néfastes du stress sur la reproduction, la thyroïde et la digestion, et de surcroît les perturbations de la glycémie génèrent de l’inflammation qui est le terreau des déséquilibres hormonaux.

Éviter les perturbateurs endocriniens pour booster sa fertilité

Les perturbateurs endocriniens sont des substances qui ressemblent structurellement à nos hormones et qui peuvent ainsi venir se loger sur les récepteurs hormonaux de nos cellules. En plus de prendre la place de nos hormones sur ces récepteurs hormonaux, les perturbateurs endocriniens peuvent moduler notre activité hormonale. Ils peuvent ainsi contribuer par exemple à l’hypothyroïdie ou encore à l’excès d’oestrogène qui peut intervenir dans l’endométriose et les fibromes qui peuvent poser problème pour la fertilité. On les trouve dans de très nombreux objets et produits d’usage quotidien comme les produits d’entretien ou cosmétiques/d’hygiène conventionnels, les meubles neufs et récents, de nombreux ustensiles de cuisine…

Éviter le sous-poids ou le surpoids pour booster sa fertilité

Trop peu ou trop de masse graisseuse peut contribuer à une sous-sécrétion ou sur-sécrétion d’oestrogène, à l’aménorrhée (absence de règles), à une augmentation du risque de fausses couches ou de pré-éclampsie.

Éviter de fumer pour booster sa fertilitee

Les femmes qui fument ont 46% de chances en moins de tomber enceinte, le taux de fausses couches est plus élevé, le taux de succès de PMA est réduit de près de moitié. On évite aussi de respirer la fumer des autres.

Une alimentation saine pour tomber enceinte

Une base alimentaire saine est la pierre angulaire de la fertilité, au même titre qu’elle l’est pour la santé globale. Ce sont en effet les nutriments issus de l’alimentation qui constituent la matière première de nos hormones et qui permettent la réalisation des toutes les réactions chimiques de notre physiologie. Voici les règles d’or à suivre :

Éviter le sucre raffiné

Que ce soit sous forme de sucreries, pâtisseries, sodas, céréales raffinées… En déréglant la glycémie, le sucre raffiné crée de l’inflammation qui est le terreau des dérèglements hormonaux.

Éviter les aliments industriels

Ils contiennent souvent des additifs, perturbateurs endocriniens, graisses hydrogénées et sucre raffiné qui contribuent aux dérèglements hormonaux, et sont souvent assez pauvres en micronutriments (vitamines, minéraux, phytonutriments) dont on a besoin pour booster la fertilité et la santé de manière générale.

Cuisiner maison

Par conséquent il est conseillé de cuisiner au maximum à partir de produits bruts et naturels.

Manger bio au maximum

Pour éviter les pesticides de synthèse qui se comportent comme des perturbateurs endocriniens et pour maximiser la teneur des aliments en micronutriments.

Privilégier la qualité des aliments

Plus les ingrédients sont qualitatifs, plus ils sont riches en micronutriments, et moins ils s’accompagnent de substances potentiellement nocives. C’est particulièrement le cas des produits animaux qu’il est important de choisir de qualité.

Boire

Boire 1,5 à 2L d’eau par jour pour éviter la déshydratation et favoriser l’élimination.

Manger une variété de fruits et légumes au quotidien

Pour bénéficier de leurs vitamines, minéraux et phytonutrients dont nous avons besoin pour que la fertilité soit au rendez-vous.

Ne pas avoir peur des bons gras

Les bons gras sont la matière première pour la production d’hormones sexuelles notamment. On en trouve dans les petits poissons gras, les avocats, l’huile d’olive, les graines, les oléagineux…

Éviter l’alcool

Il impacte négativement le foie qui est un organe clé dans l’équilibre hormonal, augmente l’oestrogène en circulation, empêche l’absorption des vitamines du groupe B qui sont essentielles à l’équilibre de l’oestrogène et de la progestérone… et est problématique pour le bébé.

Éviter les gros poissons

Éviter les gros poissons (thon par exemple) et autres sources d’exposition aux métaux lourds qui peuvent dérégler les hormones et compromettre la fertilité.

Alimentation : les petits plus fertilité et début de grossesse

L’alimentation préconception a pour but non seulement de favoriser la fertilité mais aussi un début de grossesse en pleine santé.

Certains nutriments en particulier peuvent participer à booster la qualité des gamètes et la fonction ovarienne, favoriser l’équilibre hormonal et la production d’hormones sexuelles, une bonne morphologie de l’embryon, initier le processus de division cellulaire, éviter certaines malformations, encourager le bon développement du bébé… parmi lesquels :

– la vitamine B9 : légumes à feuilles verts en particulier

– les autres vitamines du groupe B : viande, légumineuses, légumes verts, graines, oeufs, oléagineux…

– la choline : oeufs, viande, poisson…

– le zinc : huîtres et autres fruits de mer, viande, graines de courge…

– l’iode : algues, poissons et fruits de mer

– le sélénium : noix du Brésil, viande, fruits de mer…

– les omégas 3 : petits poissons gras, avocat, huile d’olive, graines de lin, de courge ou de chia…

– la vitamine A : fruits rouges, jaunes, oranges, abats… Attention, ne pas manger de foie une fois enceinte. Le foie est particulièrement riche en vitamine A et trop de vitamine A d’origine animale (rétinol) peut être tératogène.

– la vitamine C : fruits rouges, agrumes, kiwi, légumes verts…

– le magnésium : légumes verts…

Compléments alimentaires spéciale conception et grossesse

Etant donné que nos sols s’appauvrissent en nutriments, que notre mode de vie participe à épuiser nos stocks en certains nutriments (le stress épuise le magnésium et les vitamines du groupe B, la pilule épuise le zinc, le magnésium et les vitamines du groupe B…), et qu’il est préférable de ne pas prendre de risque en préconception, se complémenter avant de concevoir un bébé est recommandé.

A minima, il est recommandé de se complémenter en vitamine B9 à hauteur de 400 microg par jour pour éviter les malformations du tube neural chez l’enfant. Car on a remarqué qu’une insuffisance ou carence en vitamine B9 pouvait entraîner ces malformations congénitales du cerveau, de la colonne vertébrale et/ou de la moelle épinière parmi lesquelles la fameuse spina bifida qui se forme d’ici le 28e jour de grossesse, autrement dit quand on ne sait pas encore que l’on est enceinte. Ce pourquoi il est recommandé de se complémenter en vitamine B9 en amont des essais bébé. Pour en savoir plus, consultez notre article Acide folique ou vitamine B9 et conception : ce qu’on ne vous dit pas

En plus, il est idéal de se complémenter en tous les nutriments cités ci-dessus, souvent regroupés dans des compléments prénataux. Pour choisir un complément prénatal qui vous est adapté, il est recommandé de se faire accompagner par un praticien de santé.

Impliquer l’homme pour tomber enceinte plus facilement

Un bébé se fait à deux et booster la fertilité passe aussi par celle des hommes. Les conseils de cet article peuvent tout à fait s’appliquer à eux.

Insistons sur l’arrêt de la cigarette qui est particulièrement important : fumer génère une numération et une motilité des spermatozoïdes moindres, peut endommager leur ADN et altère la spermatogenèse.

Plus précisément, certains nutriments sont essentiels à la fertilité masculine, parmi lesquels :

– le zinc : nécessaire au développement des testicules, à la spermatogenèse, à la mobilité des spermatozoïdes.

– le sélénium : utile pour le développement des spermatozoïdes.

– la coenzyme Q10 : pour la morphologie des spermatozoïdes et pour la production d’énergie en leur sein.

– l’arginine : nécessaire pour la qualité et la quantité des spermatozoïdes.

– la carnitine : favorise la mobilité des spermatozoïdes.

Il est donc tout aussi important de les mettre à contribution pour optimiser vos chances de concevoir un enfant.

En conclusion : booster sa fertilité

Booster sa fertilité peut prendre un peu de temps, surtout si les éventuels déséquilibres sont à l’oeuvre depuis longtemps. A minima, il est conseillé de commencer à se préoccuper de sa fertilité au plus tard 3 mois avant d’essayer de concevoir un enfant car l’ovule du cycle actuel et les spermatozoïdes relâchés aujourd’hui ont mis 3 mois à être créés. Il n’est jamais trop tard pour booster se fertilité mais idéalement, plus tôt on s’y prend, mieux c’est.

 

Attention à ne pas vous auto-complémenter, les compléments alimentaires ne sont pas anodins, peuvent interférer avec d’autres compléments, des aliments et des médicaments, ne pas être adaptés à votre situation personnelle, sans compter qu’il faut bien les choisir et adapter les dosages. Il est donc préférable de se faire conseiller par un praticien de santé spécialisé en nutrition (naturopathe ou nutrithérapeute par exemple).

 

SOURCES

Weschler, T. Taking Charge of Your Fertility. The Definitive Guide to Natural Birth Control, Pregnancy Achievement, and Reproductive Health. 20th edition (2015)

Waylen, A.L. et al. « Effects of cigarette smoking upon clinical outcomes of assisted reproduction: a meta-analysis » Human reproduction update 15, no.1 (2009): 31-44

Gaskins, Audrey J., Sunni L. Mumford, Jorge E. Chavarri et al. « The impact of dietary folate intake on reproductive function in premenopausal women: a prospective cohort study. » PLOS One 7, no.9 (2012): e46276 G

Goldstein, C.A. Smith, Y.R. (2016). «Sleep, Circadian Rhythm and Fertility.» Current Sleep Medicine Reports, no.2 pp. 207-217

Zhang, M.-H., L.-P. Zhai, Z.-Y. Fang et al. « Impact of a mild scrotal hea- ting on sperm chromosomal abnormality, acrostic activity and seminal alpha-gluconidase in human fertile males. » Andrologia 50, no. 4 (2018): e12985

Netter A, Hartoma R, Nahoul K. « Effect of zinc administration on plasma testosterone, dihydrotestosterone, and sperm count. » Arch. Androl. (1981);7:69-73.

Lenzi A, Lombardo F, Sgro P, et al. « Use of carnitine therapy in selected cases of male factor infertility: a double-blind crossover trial. » Fertil. Steril. (2003);79:292-300.

Wong WY, Merkus HM, Thomas CM, et al. « Effects of folic acid and zinc sulfate on male factor subfertility: a double-blind, randomized, placebo-controlled trial. » Fertil. Steril. (2002);77:491- 498.

 

Marion Baudier-Melon (Marion Nutrition) est Nutrithérapeute spécialisée dans les problèmes hormonaux féminins. Formée à Londres et ayant elle-même souffert de dysfonctionnements hormonaux, elle propose des consultations et du contenu éducatif (conférences, ebooks…) pour aider les femmes à surmonter leurs problèmes hormonaux avec l’alimentation et les compléments alimentaires. Ses domaines de prédilection : endométriose, SOPK (syndrome des ovaires polykystiques), SPM (syndrome pré-menstruel), règles difficiles, aménorrhée, fertilité/conception/grossesse, problèmes de pilule ou à l’arrêt de la pilule, hypothyroïdie, acné, chute de cheveux…

 

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