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31.12.2020

par Alix D'Antras, naturopathe

Comment réguler son cycle avec les plantes ?

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Saviez-vous que l’expression “avoir ses règles” tire son origine de la régularité des cycles menstruels ?

On dit que les femmes sont “réglées” tous les mois. Mais à partir de quand peut-on parler de règles irrégulières ou de troubles du cycle menstruel ? Quelle est la cause des règles irrégulières ? On vous a préparé un article pour y voir plus clair et un récapitulatif pour réguler son cycle naturellement avec les plantes.

Règles irrégulières : Qu’est ce qu’un cycle menstruel “normal” ?

On a toutes en tête qu’un cycle normal dure 28 jours. Peut-on pour autant parler de règles irrégulières si elles ne surviennent qu’au bout d’une trentaine de jours ? Non, car ces 28 jours sont une moyenne sur des cycles qui doivent durer entre 21 et 35 jours. En deçà et au-delà, on parle de cycles courts liés à une courte phase préovulatoire ou de cycles longs du fait d’une longue phase postovulatoire.

Règles irrégulières et ovulation

Les règles irrégulières ont souvent un dénominateur commun chez toutes les femmes: une ovulation tardive ou absente.

Que vous souhaitiez concevoir ou non, l’ovulation est un phénomène qu’il faut surveiller de près car cela en dit beaucoup sur la santé globale de la femme. Si le corps fonctionne bien et que l’environnement est serein, le cerveau envoie les ordres nécessaires pour une potentielle grossesse en permettant l’ovulation. Si ce n’est pas le cas, c’est que le cerveau comprend qu’il y a un danger qui peut prendre plusieurs formes comme la malnutrition, la fatigue, le stress, une hypothyroïdie…

Pour faire revenir ses règles en cas d’aménorrhée, il faut donc en premier lieu veiller à retirer ces potentielles “menaces” de notre environnement direct.

Des règles irrégulières peuvent aussi être la conséquence de pathologies comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), l’hypothyroïdie ou annoncer l’entrée en péri-ménopause.

Règles irrégulières : après l’arrêt de la pilule

Si vous avez arrêté la pilule récemment, il se peut aussi que vous ayez du mal à retrouver des cycles réguliers voir un cycle tout court. C’est normal car la pilule que vous preniez a supprimé pendant des mois, parfois des années, votre ovulation. Vos ovaires peuvent mettre du temps à ovuler de nouveau ce qui impacte directement vos cycles. On parle de syndrome post-pilule. Pas de panique cependant, ce phénomène est réversible avec le temps et il est possible de mieux vivre l’arrêt des hormones de synthèse en reprenant en main ses habitudes.

Réduire douleurs et flux abondants

Bien que cette croyance soit tenace, les règles ne sont pas censées être douloureuses ou trop abondantes. Il est normal de sentir de légères contractions dans la zone du bas ventre puisque c’est ainsi que l’utérus va évacuer sa muqueuse et provoquer les règles. Des règles douloureuses qui vous handicapent malgré les médicaments sont le signe d’un déséquilibre ou d’une endométriose.

Réguler ses cycles, cela passe aussi par le flux. Un flux trop abondant ou des règles qui persistent plus de 7 jours peuvent avoir plusieurs origines dont il est capital de discuter avec un professionnel de santé surtout si cela survient brutalement. Attention, si vous utilisez un stérilet en cuivre, il est habituel que cela augmente l’inflammation et crée des règles plus douloureuses avec des saignements abondants.

Il est par ailleurs normal que les règles s’accompagnent de fatigue mais les troubles de l’humeur pendant les 10 jours précédents sont heureusement évitables en travaillant sur l’hygiène de vie.

Et le spotting ?

Il est important de distinguer règles et spotting. Les règles surviennent environ une quinzaine de jours après l’ovulation. Si vous remarquez des saignements avant ou après, on parle alors de spotting.

Un flux très léger un à deux jours avant vos règles est un phénomène classique qui ne doit pas vous inquiéter.

De même si vous constatez des saignements en milieu de cycle: ils sont en général liés à l’ovulation.

Enfin, si vous remarquez des saignements en dehors de ces périodes, il peut s’agir de fausses règles c’est-à-dire des saignements liés à un cycle anovulatoire ou encore de conditions plus sérieuses comme les fibromes, les polypes ou encore l’endométriose. En cas de doute, consultez votre gynécologue qui pourra vous proposer un diagnostic et un traitement associé.

Règles irrégulières : les plantes au service du cycle féminin

Quand il s’agit de retrouver des règles harmonieuses, la solution la plus efficace pour les femmes est bien sûr de travailler sur l’hygiène de vie à savoir l’alimentation, l’environnement direct et la gestion du stress.

Fort heureusement, il existe aussi un certain nombre de plantes utilisées depuis des siècles sous la forme d’huiles, d’infusions, d’extraits de bourgeons ou de concentrés pour nous aider à mieux vivre les symptômes liés au cycle menstruel.

Récupérer le tempo

Le framboisier est un allié historique des femmes de tous âges. En infusion ou en bourgeons, les femmes utilisent ses feuilles pour réguler la durée de leur cycle, de leurs règles et le volume du flux en cas de règles abondantes. On s’en sert aussi en cas de très longs cycles pour faire revenir les règles. Employé avec l’ortie, il permet une meilleure récupération pendant les règles de par leurs richesses en vitamines et minéraux.

Soutenir l’humeur pendant la phase prémenstruelle

Des études scientifiques ont prouvé l’impact de la camomille [1], mais aussi du millepertuis [2] sur l’humeur et le syndrome prémenstruel (SPM).

La camomille est une plante ainsi utilisée très régulièrement par les femmes sensibles aux périodes de bouleversements hormonaux mais aussi celles dont les règles mettent du temps à venir.

Quant au millepertuis, il contribue à l’équilibre nerveux notamment autour des règles. Son usage est donc particulièrement indiqué avant les règles, si cette période vous challenge émotionnellement.

Calmer la douleur durant les règles

Une étude sur une centaine d’étudiantes américaines souffrant de règles douloureuses modérées à sévères a prouvé l’efficacité du gingembre sur l’intensité et la durée des crampes [3]. Je recommande de la prendre en décoction en la portant à ébullition une quinzaine de minutes dans une casserole d’eau.

Si le goût du gingembre vous semble trop fort, la valériane réduit les contractions trop fortes pendant les règles ainsi que les prostaglandines et permet donc d’en réduire les douleurs [4].

Consulter aussi notre article sur les antispasmodiques naturels !

Rétablir la balance progestérone/oestrogène

En agissant sur la partie du cerveau qui influe sur les ovaires, le gattilier est utilisé depuis des siècles pour ses vertus progestérone-like. Les médecines traditionnelles lui prêtent aussi l’action de décongestionner l’utérus, ce qui le rend utile en cas de problèmes liés au cycle comme le SPM par exemple.

Soutenir le terrain avec le cassis

En médecine chinoise, on lui prête des vertus tonifiantes de l’axe corticosurrénal et les thérapeutes le recommandent pour agir sur l’inflammation, l’impact du stress et sur les déséquilibres hormonaux en général. On aime l’utiliser avec d’autres plantes, comme le framboisier ou le safran car il potentialise leur action.

Des menstruations irrégulières sont un signe de déséquilibre

Quand on est en bonne santé, les règles doivent être régulières, sans symptômes. Même si on ne souhaite pas de grossesse, avoir un bon équilibre hormonal est important pour notre bien–être.

On l’aura compris quand il s’agit de réguler son cycle naturellement, il est possible de s’aider d’un très grand nombre de plantes alliées de la santé féminine. L’hygiène de vie et les facteurs environnementaux ne doivent pas pour autant être négligés et sont des leviers d’action essentiels pour mieux vivre ses règles.

 

Attention à ne pas vous auto-complémenter, les compléments alimentaires ne sont pas anodins, peuvent interférer avec d’autres compléments, des aliments et des médicaments, ne pas être adaptés à votre situation personnelle, sans compter qu’il faut bien les choisir et adapter les dosages. Il est donc préférable de se faire conseiller par un praticien de santé spécialisé en nutrition (naturopathe ou nutrithérapeute par exemple).

 

SOURCES :

[1] Sharifi F, Simbar M, Mojab F, Alavi Majd H. A Comparative Study of the Effects of Matricaria Chamomilla Extract and Mefenamic Acid on the Severity of Premenstrual Syndrome Symptoms. J Arak Uni Med Sci. 2013; 16 (1) :71-78

[2] Canning, S., Waterman, M., Orsi, N., Ayres, J., Simpson, N., & Dye, L. (2010). The Efficacy of Hypericum perforatum (St Johnʼs Wort) for the Treatment of Premenstrual Syndrome. CNS Drugs, 24(3), 207–225.

[3] Rahnama, P., Montazeri, A., Huseini, H. F., Kianbakht, S., & Naseri, M. (2012). Effect of Zingiber officinale R. rhizomes (ginger) on pain relief in primary dysmenorrhea: a placebo randomized trial. BMC Complementary and Alternative Medicine, 12(1).

[4] Behboodi Moghadam, Z., Rezaei, E., Shirood Gholami, R., Kheirkhah, M., & Haghani, H. (2016). The effect of Valerian root extract on the severity of pre menstrual syndrome symptoms. Journal of Traditional and Complementary Medicine, 6(3), 309–315.

 

A propos d’Alix d’Antras
Alors qu’elle commençait ses études de naturopathie, elle a expérimenté le parcours difficile du désir d’un enfant qui n’arrive pas. Diagnostiquée SOPK, elle a très vite axé sa formation et ses recherches personnelles sur les moyens naturels de rétablir son équilibre hormonal et d’optimiser sa fertilité. 
Aujourd’hui naturopathe à Paris et maman d’Edouard, un petit garçon de 6 mois, elle se décrit comme naturopathe au féminin car aider les femmes à devenir actrices de leur santé est vraiment ce qui la passionne. 

 

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Alix d'Antras