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29.10.2020

par Jolly Mama

Comment savoir si l’on est fertile ?

cylefertilitéSOPK

Beaucoup de femmes (et d’hommes !) ont la crainte d’être stérile, de ne pas pouvoir avoir d’enfant, ou du moins sans aide médicale.

Quand parle-t-on de stérilité ou d’infertilité dans un couple ? Quels sont les causes de l’infertilité chez la femme et chez l’homme ? Comment peut-on diagnostiquer une infertilité ou une stérilité ? Quelles peuvent-être les solutions pour le couple en cas d’infertilité avérée ?

Autant de questions auxquelles nous allons essayer de répondre dans cet article.

Stérilité ou Infertilité ?

On parle d’infertilité quand il n’y a pas de grossesse après plus d’un an de rapports sexuels réguliers (2 à 3 fois par semaine) pendant plus de 12 mois.

On parle de stérilité quand la probabilité d’avoir une grossesse est amenée à zéro.

Un couple fertile âgé de 25 ans a une probabilité de 25% d’obtenir une grossesse à chaque cycle menstruel. Cette probabilité diminue ensuite avec l’âge.

L’infertilité touche 5% des femmes de 25 ans pour atteindre à un taux de 50% à 40 ans.

Aujourd’hui en France, on considère que 20% des couples sont concernés par des problèmes d’infertilité, et ce pourcentage a augmenté ces dernières années. En cause certainement : l’environnement, les perturbateurs endocriniens, le surpoids, l’âge au  premier enfant.

Il est considéré que les causes de l’infertilité sont liées :

– Pour 1/3 à un problème chez la femme
– Pour 1/3 à un problème chez l’homme
– Pour 1/6 à un problème chez les deux
– Pour 1/6 cela est inexpliqué.

L’infertilité masculine

Les causes de l’infertilité masculine

Les causes de l’infertilité masculine ne sont pas toutes connues mais les plus répandues sont :

L’oligospermie : diminution du nombre et de la mobilité des spermatozoïdes

L’azoospermie : absence de spermatozoïde dans le sperme, en raison soit de l’absence de production dans les testicules (problème génétique, chimiothérapie, radiothérapie, dysfonctionnement de l’hypophyse) soit d’un problème d’évacuation des spermatozoïdes (malformation, maladie sexuellement transmissible, intervention chirurgicale)

La tératospermie : spermatozoïdes mal formés

Les facteurs de risques de l’infertilité masculine

Les facteurs de risque sont l’âge, le tabac, les sources de chaleur près des testicules, les anomalies du chromosome Y, un dysfonctionnement de l’hypohyse, l’environnement (pesticides), des relations sexuelles trop fréquentes (qui pourraient appauvrir la qualité du sperme)

L’infertilité féminine

Les causes de l’infertilité féminine

Les causes de l’infertilité féminine les plus répandues sont :

Un trouble de l’ovulation lié à une ménopause précoce, au syndrome des ovaires polykystiques ou SOPK (voir notre article complet sur le sujet), à un dérèglement hormonal, à une anomalie chromosomique, ou à un traitement par chimiothérapie ou radiothérapie

L’obstruction des trompes de Fallope (entre les ovaires et l’utérus) qui peut être liée à une MST, à des lésions d’endométriose ou à des séquelles chirurgicales.

Un problème au niveau de l’utérus : une mauvaise qualité de la glaire cervicale, un fibrome ou des polypes

L’endométriose

Les facteurs de risques de l’infertilité féminine

Les facteurs de risque sont l’âge, le tabac, le surpoids ou une maigreur excessive, une activité physique trop importante

Le diagnostic de l’infertilité ou de la stérilité

Il est recommandé de consulter un médecin après 12 mois de tentative de  grossesse pour le couple (avec des rapports sexuels réguliers – 2 à 3 fois par semaine), 6 mois si la femme a plus de 35 ans.

Le médecin questionnera dans un premier temps  le couple, sur la régularité et la fréquence des rapports sexuels, la prise de traitement chez l’homme ou la femme.

Il prescrira ensuite différents examens pour identifier une potentielle cause.

Chez l’homme, les examens peuvent être :

– Un spermogramme qui permet d’analyse le contenu du sperme
– Une échographie des organes génitaux
– Un test sanguin pour identifier des éventuels dérèglements hormonaux
– Un caryotype pour identifier des anomalies génétiques

Chez la femme, les examens peuvent être :

– Un test sanguin pour identifier des éventuels dérèglements hormonaux
– Une échographie ovarienne
– Un examen de la glaire cervicale
– Un caryotype pour identifier des anomalies génétiques
– Une hystérosalpingographie (radiographie des cavités utérines et des trompes)

Avec les résultats des tests, le médecin pourra définir s’il y a effectivement une cause définie pour l’infertilité du couple.

A noter que 10% des infertilités demeurent inexpliquées. Mais inexpliquée ne veut pas dire une absence de cause, mais simplement que la médecine n’arrive pas à l’identifier. Il ne faut pas également négliger la barrière psychologique. On voit régulièrement des femmes être spontanément enceintes pendant une procédure d’AMP (Aide médicale à la procréation) ou d’adoption.

traitement de l’infertilité

Les traitements seront adaptés en fonction des résultats des examens, de l’âge du couple et de la durée pendant laquelle il a essayé d’avoir un enfant. Parfois, des chirurgies seront également nécessaires pour régler ce problème d’infertilité.

Chez l’homme, des médicaments ou parfois une thérapie comportementale peuvent soigner certains troubles de l’éjaculation. En cas d’oligospermie (nombre insuffisant des spermatozoïdes dans le sperme), des hormones ou une chirurgie peuvent être prescrites.

Chez la femme, des traitements hormonaux en cas de troubles du cycle menstruel peuvent être efficaces.  Dans certains cas, une opération chirurgicale peut être nécessaire, notamment si les trompes de Fallope sont obstruées. En cas d’endométriose, des traitements pour stimuler l’ovulation ou une fécondation in vitro peuvent être nécessaire pour espérer concevoir un enfant.

En fonction des résultats des examens, le médecin pourra également proposer de faire appel aux techniques de procréation médicalement assistée (PMA) et notamment :

– Une insémination artificielle en cas de trouble de l’ovulation, de problème ou de concentration de spermatozoïdes

– Une fécondation in vitro (FIV) en cas d’insuffisance ovarienne, d’endométriose ou de SOPK. Les spermatozoïdes de l’homme sont mis en présence de l’ovule de la femme, en laboratoire, puis l’embryon est réimplanté dans l’utérus de la future mère.