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19.04.2021

par Jolly Mama

Le seed syncing : la solution aux déséquilibres hormonaux ?

cyclehormonesseed syncingSPM

Le seed syncing ou la synchronisation des graines est une pratique issue de la naturopathie qui s’appuie sur les différentes propriétés des graines notamment leurs intérêts sur les déséquilibres hormonaux. Mais quelle est son action sur le cycle ? Ses effets sont-ils vraiment prouvés ? Comment pratiquer le seed syncing ? On a fait le point !

Le cycle menstruel

Le cycle menstruel se décompose en deux phases, séparées par l’ovulation :

La phase folliculaire

La phase folliculaire a lieu du 1er jour du cycle à l’ovulation.

Sous l’action de l’hormone folliculostimulante (FSH), le taux d’oestrogène va augmenter de façon croissante à partir du premier jour des règles. Les oestrogènes permettent la maturation du follicule et la croissance de l’endomètre. Au moment de l’ovulation, le taux d’oestrogène est à son maximum et indique que le follicule est mûre. L’hormone lutéinisant (LH) va ainsi être sécrétée.

La phase lutéale

La seconde étape du cycle débute sous l’effet de la LH, et correspond à la phase lutéale. Ce qui reste dans le follicule se transforme en corps jaune, qui va sécréter de l’oestrogène et l’hormone progestérone, qui favorise l’implantation de l’embryon dans l’endomètre de l’utérus pour démarrer la grossesse.

S’il n’y a pas fécondation, le corps jaune va dégénérer et il y aura ainsi un arrêt de la sécrétion des oestrogènes et de la progestérone. Cette chute hormonale va déclencher un nouveau cycle avec l’apparition des règles[1].

Le principe du seed syncing

Le seed syncing, ou synchronisation des graines, est une pratique nutritionnelle qui a pour but d’aider et d’améliorer le cycle menstruel en recommandant la prise de quatres graines spécifiques.

L’importance de l’équilibre hormonal

L’équilibre hormonal, c’est la sécrétion des bonnes hormones au bon moment, en harmonie.

Nos hormones, qu’elles soient sexuelles ou non, fonctionnent toutes en synergie. De la même manière que dans la nature, si une espèce disparaît ou que le printemps arrive trop tôt cela a des conséquences sur toute la biodiversité, dans notre organisme si une hormone est trop sécrétée ou pas assez ou bien au mauvais moment, toutes les autres en pâtissent.

Ainsi, quand il y a trop ou pas assez d’oestrogènes, cela impacte non seulement l’ovulation, la qualité de l’endomètre et les règles, mais aussi la production de progestérone par exemple, d’histamine (une substance inflammatoire intervenant dans la sécrétion d’acide gastrique, les allergies, les maux de tête, les soucis de peau…), la santé des os, du cerveau, des muscles, le travail du foie…

Trop d’OEstrogènes

L’excès d’œstrogènes contribue à l’abondance des règles, aux douleurs menstruelles, aux douleurs mammaires[2], à l’endométriose, aux fibromes, au syndrome prémenstruel ou encore aux cancers hormono-dépendants comme certains types de cancers du sein.

Pas assez d’OEstrogènes

Sans oestrogène en quantités suffisantes, l’endomètre croît assez peu et les règles sont par conséquent moins abondantes et/ou plus courtes. Cela peut entraîner des problèmes de fertilité car la qualité et l’épaisseur de l’endomètre sont des aspects cruciaux de la bonne implantation de l’embryon. Enfin, étant donné l’impact des oestrogènes sur notre humeur, notre cerveau, notre libido, notre mémoire ou encore notre sommeil, le manque d’oestrogènes peut aussi se manifester par les symptômes suivants : perte de mémoire, dépression, anxiété, léthargie, réveils nocturnes, baisse de la libido, sécheresse vaginale…

Pas assez de progestérone

Une progestérone pas assez robuste est problématique pour la fertilité. Dans ce cas, la phase lutéale (et ainsi le temps disponible à l’embryon pour venir s’implanter dans l’endomètre) est écourtée. L’insuffisance de progestérone est d’ailleurs souvent à l’origine de fausses couches.  Une sous-production de progestérone peut aussi conduire aux symptômes du syndrome prémenstruel.

D’où l’importance de réguler nos hormones à la fois pour notre santé gynécologique et reproductive, mais aussi pour l’ensemble de notre santé !

L’intérêt du seed syncing

Le seed syncing va permettre, en sélectionnant certaines graines, de rééquilibrer les taux d’hormones et ainsi d’éviter les désagréments liés au cycle menstruel en agissant sur les deux phases évoquées. Pour cela il va réunir des graines riches en différents macronutriments (protéines, lipides et glucides) et micronutriments (vitamines et minéraux).

Le seed synching permettrait d’aider dans le traitement du Syndrome Prémenstruel (SPM), souvent signe d’une fluctuation des taux circulants des hormones œstrogènes et progestérones[3].

Il serait également indiqué dans le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), l’endométriose et l’infertilité, ainsi que pour  atténuer des symptômes de la ménopause, tels que les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, la fatigue et les sautes d’humeur[4].

Le seed syncing :  la phase folliculaire

Le seed syncing débute le premier jour des règles.

Pendant la phase folliculaire, les phytoestrogènes contenus dans les graines de lin peuvent contribuer à réguler les niveaux d’oestrogène. Le zinc contenu dans les graines de courge permet de favoriser la production de progestérone en préparation de la phase suivante du cycle.

Les lignanes des graines de lin

Les graines de lin sont une des meilleures sources de lignanes, un type de phytoestrogènes. Les végétaux phyto œstrogènes sont 100 à 1000 fois moins forts que les œstrogènes, ils maintiennent un équilibre hormonal en ayant une action anti-oestrogénique ou oestrogénique si les niveaux sont respectivement trop hauts ou trop bas.

Ces lignanes phyto-œstrogéniques peuvent agir au niveau des récepteurs d’œstrogènes et ainsi réguler leur activité. Ils se fixent de façon faible et temporaire sur les récepteurs des oestrogènes permettant à l’organisme d’éliminer les mauvais oestrogènes ou ils agissent directement sur l’hypophyse ou même sur d’autres glandes.

Ces lignanes augmentent ainsi la présence de la Sex Hormone Binding Globulin (SHBG), une protéine produite par le foie qui joue un rôle majeur dans le métabolisme et l’excrétion des œstrogènes. En favorisant le métabolisme des œstrogènes par le foie, les lignanes des graines de lin aident à réduire l’excès d’œstrogènes dans l’organisme[5].

Une étude a révélé que l’ingestion quotidienne de graines de lin pendant trois mois induirait une réduction significative du nombre de kystes ovariens, ainsi que de la taille des ovaires chez les femmes atteintes de SOPK. Cette même étude a également montré que la supplémentation en graines de lin a entraîné des menstruations régulières chez 33 % des femmes de la cohorte étudiée qui avaient auparavant des cycles irréguliers[6].

Les nutriments des graines de courge et de lin

Le magnésium : régulateur et apaisant

Les graines de lin sont riches en magnésium (372 mg/100g), comme les graines de courge (535 mg/100g).

Le magnésium joue un rôle primordial dans l’équilibre hormonal puisqu’il est essentiel au fonctionnement du foie et permet de réguler nos hormones : progestérone, œstrogène et testostérone. Il régule aussi le cortisol, l’hormone du stress. Il est également important pour les glandes surrénales et la régulation de la glycémie/métabolisme.

La plupart des personnes ne consomment pas assez d’aliments riches en magnésium, et avec le stress, les réserves sont vite épuisées. (Notre corps consomme tout le magnésium lorsque nous sommes stressés, sans compter qu’avec l’appauvrissement des sols, il est plus difficile d’en consommer via notre alimentation.)

Certaines études ont montré que le magnésium permettrait une réduction significative de l’intensité et de la durée du syndrome prémenstruel (mood change, angoisse, dépression, ballonnements, douleurs dans la poitrine, rétention d’eau…).[7] Il peut d’ailleurs largement apaiser les symptômes d’endométriose, de fibromes, de périménopause notamment.

La vitamine B1 : réduction des crampes menstruelles

Les graines de lin sont également une excellente source de vitamine B1 (1,22 mg/100g), aussi appelée thiamine, qui contribue à réduire significativement les crampes menstruelles, en particulier chez les personnes souffrant de dysménorrhée (douleurs survenant au moment des règles)[8]. Des recherches ont indiqué que les femmes ayant un apport élevé en thiamine d’origine alimentaire présentent un risque nettement plus faible de SPM. La thiamine est particulièrement efficace pour réduire la dépression et les crampes liées au SPM[9].

Le zinc : anti inflammatoire pendant les règles et boosteur de progestérone

Les graines de courge sont d’excellentes sources de zinc (7,5 mg/100g), un nutriment nécessaire à l’ovulation qui favorise la stimulation des follicules et la libération de l’hormone LH. Il participe également à l’augmentation des taux de progestérone ainsi qu’à la production de la FSH qui permet de préparer l’organisme à l’ovulation.

Des études montrent que la supplémentation en zinc a des effets anti-inflammatoires. En réduisant l’inflammation et en permettant un meilleur flux d’oxygène vers l’utérus, le zinc peut contrecarrer les effets des prostaglandines et réduire à la fois l’incidence et la durée des crampes menstruelles douloureuses. Les recherches montrent que le zinc réduit également la gravité des saignements menstruels[10].

Les fibres : anti excès d’oestrogènes

Par ailleurs, les graines contiennent beaucoup de fibres qui peuvent aider à lier et à éliminer les toxines et les hormones du tube digestif ainsi qu’à réguler l’insuline.

Les pouvoirs des fibres sont nombreux :

Elles ont un rôle de prébiotique : les fibres comme celle du lin (les lignans) sont souvent reconverties par les bactéries de l’intestin en phyto-œstrogènes protectrices.

Les fibres constituent la nourriture des « bonnes bactéries » du microbiote intestinal. En en consommant beaucoup, et notamment des formes diverses et variées, on évite que les « bonnes » bactéries meurent littéralement de faim et que les « mauvaises » bactéries en profitent pour prendre leur place, proliférer et dérégler plusieurs facteurs dont la régulation hormonale. L’équilibre du microbiome est aussi important dans la détoxification des œstrogènes, car ils seront excrétés par les selles. Si la flore intestinale est déséquilibrée, certaines bactéries pourraient empêcher l’excrétion des estrogènes causant un surplus de ceux-ci. Des mauvaises bactéries relâchent en effet une enzyme appelée béta-glucuronidase qui empêche l’élimination des oestrogènes via les selles et les fait recirculer dans le sang, contribuant ainsi à un excès d’œstrogènes.

Elles agissent enfin comme un “balai” dans les intestins, et permettent aussi de faire circuler le contenu des intestins et donc de réguler le transit facilitant l’élimination des toxines et des oestrogènes.

Les acides gras : pour une ovulation au top

Les graines de lin et de courge contiennent des niveaux élevés d’acides gras qui aident à réguler les niveaux de FSH, à réduire l’inflammation et à favoriser la production d’hormones sexuelles[11].

La transformation de l’acide linoléique de ces graines en autres acides gras essentiels contribue à la fabrication des prostaglandines, essentielles à l’ovulation. Une perturbation du métabolisme des prostaglandines peut être une cause des symptômes du SPM[12]. La prise de ce mélange de graines peut donc améliorer les niveaux de prostaglandines et ainsi agir sur le SPM et les règles douloureuses[13].

Seed syncing : la phase lutéale

Elle commence le jour de l’ovulation.

Cette deuxième partie va consister à consommer à consommer des graines de tournesol et de sésame au cours de la phase lutéale pour bloquer l’excès d’oestrogène et stimuler la production de progestérone avec la vitamine E contenue dans les graines de tournesol[14].

Les lignanes  : bloquer un excès d’oestrogènes

Les graines de sésame sont riches en lignanes, dont nous avons vu les nombreux effets bénéfiques de ces composés.

Les nutriments des graines de sésame et de tournesol

Les graines de sésame sont également une bonne source de magnésium, vitamine B1, vitamine B6 et zinc.

Les graines de tournesol sont quant à elles des sources importantes de magnésium, vitamine B1, vitamine B6, vitamine E, de sélénium et de zinc.

Zinc : réducteur d’inflammation

Le zinc va permettre de réduire l’inflammation pendant cette phase et de préparer le corps aux futures menstruations. Les graines de tournesol sont une bonne source de zinc (4 mg/100g) et de magnésium (325 mg/100g).  Avec le magnésium, il va également agir pour prévenir les symptômes qui apparaissent avant les règles.

Vitamine B6 : régulation du cycle et diminution du SPM

Les graines de sésame contiennent également de la vitamine B6 (0,8 mg/100g). Cette vitamine peut agir sur des symptômes tels que l’anxiété, d’irritabilité et la tension nerveuse prémenstruelle[15].

Des taux élevés d’œstrogènes dans le sang et des taux faibles de progestérone ont été observés dans les groupes souffrant de ces symptômes. La vitamine B6 réduirait l’œstrogène sanguin, augmenterait la progestérone et entraînerait une amélioration des symptômes.

L’action de cette vitamine va encore plus loin. En effet, elle permet de diminuer les taux de l’hormone aldostérone. En excès, cette hormone va engendrer des symptômes tels que la rétention d’eau et de sel, des ballonnements abdominaux, de la mastalgie et une prise de poids. En diminuant les taux de cette hormone, la vitamine B6 va permettre d’améliorer ces symptômes[16].

Oméga 3 et Vitamine E : stimuler la production de progestérone

Les graines de tournesol  contiennent de la vitamine E (33 mg/100g) qui va avoir une action non négligeable sur votre cycle. En effet, des études ont montré qu’elle améliore l’ovulation et la production de progestérone. Elle permettrait de réduire la sévérité dans les cas de dysménorrhée en diminuant la douleur associée aux menstruations[17].

Les graines sont également riches en acides gras et particulièrement en poly-insaturés comme les oméga 3. Une étude a montré que la co-supplémentation en oméga 3 et vitamine E a conduit à des améliorations significatives des scores liés à la dépression, l’anxiété et au stress.

Sélénium : détoxification des hormones

Les graines de tournesol sont riches en sélénium, qui aide à la détoxification des hormones par le foie[18].

Par ailleurs, dans une étude les patients souffrant de SOPK ayant reçu des suppléments de sélénium présentaient des taux sériques de déhydroépiandrostérone (DHEA, une pro-hormone permettant la synthèse d’androgènes et d’oestrogènes[19]), et d’hirsutisme significativement réduits[20].

Ces nutriments peuvent également avoir une action sur les hormones. En effet, une étude de supplémentation contenant différents nutriments dont la vitamine E et le sélénium a montré que cet apport avait permis, chez des femmes souffrant de SOPK, de réduire significativement le rapport LH/FSH et le taux de testostérone[21].

Comment mettre en pratique le seed syncing au quotidien ?

Se mettre en phase avec son cycle

Commencez à pratiquer le seed syncing en vous basant sur votre cycle au premier jour de vos règles.

Phase 1 (Graines de courge et graines de lin) : du premier jour des règles jusqu’à l’ovulation

Phase 2 (Graines de tournesol et graines de sésame) : de l’ovulation jusqu’à vos prochaine règles

En théorie, l’ovulation se produit en milieu de cycle. Chez les personnes ayant un cycle de 28 jours, l’ovulation se produit en général au jour 14 (le premier jour du cycle correspond au premier jour des règles).

Cependant, de nombreuses femmes n’ont pas un cycle de 28 jours ou n’ont pas de cycles réguliers. En règle générale, chaque femme a tendance à avoir une phase lutéale qui dure sensiblement le même nombre de jours (en général 10 à 14 jours), et c’est la durée de la phase folliculaire qui a tendance à varier. Ainsi, en moyenne, l’ovulation a lieu 10 à 14 jours avant les règles.

Pour calculer son cycle, consultez notre article ici : Pourquoi et comment calculer ma date d’ovulation ?

On ne se stresse pas sur les jours !

Mais si ces graines ont un effet sur chaque étape du cycle, le corps a en réalité besoin de plus de temps pour se mettre à jour et c’est lui qui se charge de prendre ce dont il a besoin en fonction des besoins de chaque phase. Plutôt que de parler « syncing », il serait plus juste de parler de soutien nutritionnel. Manger des graines de sésame/lin en première partie de cycle ne provoquera bien sûr pas de déséquilibre hormonal et sera aussi bénéfique en deuxième partie de cycle car le corps les stocke pour les utiliser en fonction des besoins.” (Alix d’Antras, naturopathe)

Faire attention à son hygiène de vie

Le seed syncing ne doit bien sûr pas remplacer une bonne hygiène de vie ! associez-le à :

Un régime alimentaire sain et varié.

De l’exercice physique.

De la gestion du stress.

Et évitez les toxines environnementales et les perturbateurs endocriniens.

Etre patiente

Les effets du seed syncing peuvent apparaître au bout de plusieurs mois. Il peut être intéressant de prendre des notes dans un journal afin de suivre les améliorations observées !

 

SOURCES :

[1] « Notions de Base du Cycle Menstruel – Tes Règles ».

[2] Eren T, Aslan A, Ozemir IA, Baysal H, Sagiroglu J, Ekinci O, Alimoglu O. Factors Effecting Mastalgia. Breast Care (Basel). 2016 Jun;11(3):188-93. « Douleur mammaire – Problèmes de santé de la femme ». Manuels MSD pour le grand public.

[3] « Syndrome prémenstruel – Gynécologie et obstétrique ». Édition professionnelle du Manuel MSD.

[4] « What Is Seed Cycling? Effects on Hormones and Menopause ». 2019. Healthline. 18 juillet 2019.

[5] Adlercreutz H, Hockerstedt K, Bannwart C, et al. Effect of Dietary Components, Including Lignans and Phytoestrogens, on Enterohepatic Circulation and Liver Metabolism of Estrogens and on Sex Hormone Binding Globulin (SHBG). Journal of Steroid Biochemistry. 1987.

[6] Fatima Farzana K, et al. Effects of Flax Seeds Supplementation in Polycystic Ovarian Syndrome. International Journal of Pharmaceutical Sciences Review and Research. 2015;31(1), 113–119.

[7] Walker AF, Souza MCD, Vickers MF, Abeyasekera S, Collins ML, and Trinca LA. Magnesium supplementation alleviaes premenstrual symptoms of fluid retention. Journal of Women’s Health. 1998.

[8] « What Is Seed Cycling? Effects on Hormones and Menopause ». 2019. Healthline. 18 juillet 2019.

[9] Abdollahifard S, Maddahfar M. The effects of vitamin B1 on ameliorating of mental symptoms of the premenstrual syndrome. European Psychiatry. 2016.

[10] Eby GA. Zinc treatment prevents dysmenorrhea. Medical hypotheses. 2007.

[11] « Seed Cycling and Moon Syncing – What to Know about Syncing Your Hormones ». Omne Wellness.

[12]Koshikawa N, Tatsunuma T, Furuya K, Seki K. Prostaglandins and premenstrual syndrome. Prostaglandins Leukot Essent Fatty Acids. 1992.

[13]Harel, Z., et al., Supplementation with omega-3 polyunsaturated fatty acids in the management of dysmenorrhea in adolescents. Am J Obstet Gynecol, 1996. 174(4): p. 1335-8.

[14] Reinagel, Nutrition Diva Monica. « Does Seed Cycling Help Balance Hormones? » Scientific American.

[15] Abraham GE. Nutritional factors in the etiology of the premenstrual tension syndromes. J Reprod Med. 1983.

[16] Abraham GE. Nutritional factors in the etiology of the premenstrual tension syndromes. J Reprod Med. 1983.

[17] Pakniat, Hamideh, Venus Chegini, Fatemeh Ranjkesh, et Mohammad Ali Hosseini. 2019. « Comparison of the effect of vitamin E, vitamin D and ginger on the severity of primary dysmenorrhea: a single-blind clinical trial ». Obstetrics & Gynecology Science 62 (6): 462‑68.

[18] « Can Seed Cycling Ease Menstrual Cycle Complications and Symptoms? – DUTCH Test ».

[19] Netgen. « Mise au point sur la déhydroépiandrostérone (DHEA) ». Revue Médicale Suisse.

[20] Razavi, M., M. Jamilian, Z. Fakhrieh Kashan, Z. Heidar, M. Mohseni, Y. Ghandi, T. Bagherian, et Z. Asemi. 2016. « Selenium Supplementation and the Effects on Reproductive Outcomes, Biomarkers of Inflammation, and Oxidative Stress in Women with Polycystic Ovary Syndrome ». Hormone and Metabolic Research = Hormon- Und Stoffwechselforschung = Hormones Et Metabolisme 48 (3): 185‑90.

[21] Hager, Marlene, Kazem Nouri, Martin Imhof, Christian Egarter, et Johannes Ott. 2019. « The impact of a standardized micronutrient supplementation on PCOS-typical parameters: a randomized controlled trial ». Archives of Gynecology and Obstetrics 300 (2): 455‑60.

[22] Makni, Mohamed, Hamadi Fetoui, Nabil K. Gargouri, El Mouldi Garoui, et Najiba Zeghal. 2011. « Antidiabetic Effect of Flax and Pumpkin Seed Mixture Powder: Effect on Hyperlipidemia and Antioxidant Status in Alloxan Diabetic Rats ». Journal of Diabetes and Its Complications 25 (5): 339‑45.

[23] Chen J, Stavro PM, &Thompson LU. Dietary Flaxseed Inhibits Human Breast Cancer Growth and Metastasis and Downregulates Expression of Insulin-Like Growth Factor and Epidermal Growth Factor Receptor. Nutrition and Cancer. 2002;43(2): 187-192.

[24] Calado, Ana, Pedro Miguel Neves, Teresa Santos, et Paula Ravasco. 2018. « The Effect of Flaxseed in Breast Cancer: A Literature Review ». Frontiers in Nutrition 5 (février).