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18.11.2019

Milk Blues, ou la dépression post sevrage

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Il est fréquent d’entendre que le sevrage est compliqué pour le bébé (refus de prendre le biberon, pleurs …) mais qu’en est-il pour la maman ? Pourquoi n’évoque-t-on jamais ce sujet ? Quels sont les symptômes que l’on peut retrouver chez les mamans ?

Le Milk Blues, un sujet tabou

Ce sujet est peu évoqué et pourtant de nombreuses femmes évoquent une période chargée en fatigue, tristesse, culpabilité voire parlent d’un véritable deuil. Les mots utilisés sont très durs et dans certains cas, les femmes font face à une véritable dépression nécessitant un suivi. Mais pourquoi ne parle-t-on quasiment jamais de ce sujet ? Nous connaissons tous le BABY BLUES, et le MILK BLUES alors, pourquoi personne n’en parle ?

Ce sujet parait comme tabou, les femmes elles-mêmes n’osant pas en parler, par peur d’être jugées, par peur qu’on leur dise que c’est un comportement égoïste …

Le Milk Blues, des explications scientifiques

Et pourtant, il y a des explications médicales qui permettent de comprendre cet état :

– Le sevrage entraîne une chute d’hormones, notamment d’ocytocine, l’« hormone du bonheur » qui permet de gérer l’anxiété.

– Par ailleurs, le sevrage est souvent synonyme de retour de couches, qui, avec les saignements abondants peut entraîner anémie et fatigue. Il est important de faire attention à son alimentation et son hygiène de vie pendant cette phase.

Au delà de ces explications précédemment décrites, ce phénomène n’est que très peu, voire pas du tout, décrit dans la littérature scientifique.

Le sevrage, un nouvel équilibre à trouver

Tant qu’elle allaite, la mère a à disposition de son bébé le remède à tous les maux de son bébé (faim, soif, peur, douleur…). Certaines se sentent dépourvues après la fin de l’allaitement et ne savent plus comment aider leur bébé, cela nécessitera un peu de temps et c’est pour cela qu’il est notamment préférable de faire un sevrage le plus en douceur possible.

Certaines mères par ailleurs se sentent dépossédées, une fois le sevrage terminé, du lien unique qu’elles avaient avec leur enfant et ont des difficultés à accepter que l’entourage s’en occupe.

Milk Blues et sevrage contraint

Par ailleurs, dans certains cas, le sevrage peut être contraint (traitement thérapeutique, pression sociale, retour au travail…) et pas forcément voulu et accepté par la mère. Les femmes ont parfois alors un sentiment d’échec, de ne pas avoir réussi à mener leur allaitement jusqu’au bout, voire le sentiment de ne pas être une bonne mère.

Conseils pour limiter le Milk Blues

Cela peut paraître évident, mais plus le sevrage se fera en douceur, mieux ce sera pour le bébé mais aussi pour la maman que ce soit pour son corps ou son mental.

Nous nous le répétons souvent sur ce site, mais il faut aussi prendre soin de soi, apprendre à s’écouter et demander de l’aide si on en ressent le besoin, que ce soit auprès de son entourage ou de professionnels médicaux.

Ne pas céder à la pression sociale ou de l’entourage si on souhaite continuer à allaiter son bébé, se faire aider pour faire en sorte que cela soit possible. N’oubliez pas des conseillères en lactation IBCLC peuvent vous aider et vous accompagner !

Il faut aussi faire attention en cas de sevrage voulu par la maman ou de sevrage naturel car on peut toutefois retrouver certains de ces symptômes. Mamans, écoutez vous !